
Réinventer sa vie professionnelle, entreprendre, transiter, se reconvertir ou bien encore changer de poste exige de se sentir en confiance pour faire la bascule. De se sentir crédible et légitime alors que l’on démarre dans une nouvelle voie ou une nouvelle entreprise. Ce n’est pas toujours simple. Beaucoup se laissent freiner par ce que l’on appelle “le syndrome de l’imposteur” ou syndrome de l’autodidacte. Manque de confiance en soi, crainte de ne pas être légitime ou crédible... de quoi s’agit-il vraiment ? Qu'est-ce que ce fameux syndrome qui se limite rarement à la vie professionnelle ? Qu'en faire ?
Nous en parlons aujourd’hui avec mon invitée - Aude Saliner - qui travaille avec nous chez Oser Rêver Sa Carrière à côté de son entreprise à elle dédiée à l’accompagnement des personnes atypiques, hypersensibles et multipotentiels.
Dans cet épisode, nous parlons de confiance en soi, d'estime de soi, de complexe d'infériorité, de dévalorisation, d'auto-sabotage, d'anxiété, de suradaptation, d'alignement, d'épuisement, d'atypisme, d'hypersensibilité, de flow, d'humilité et de plein d'autres sujets passionnants !
Bonne écoute !
Marina
[Marina] Bonjour à tous, ici Marina Bourgeois, fondatrice de Oser Rêver sa Carrière. Je suis ravie de vous accueillir pour ce nouvel épisode. Comme vous le savez, le podcast Oser Rêver sa Carrière, ce sont notamment des interviews d'hommes et de femmes au parcours de vie inspirant et qui, je l'espère, vous plairont et vous aideront dans vos questionnements de vie et de carrière. Très bonne écoute.
[Marina] Réinventer sa vie professionnelle, se reconvertir ou bien encore changer de poste exige de se sentir en confiance pour faire la bascule, de se sentir crédible et légitime alors que l'on démarre dans une nouvelle voie ou une nouvelle entreprise. Ce n'est pas toujours simple. Beaucoup se laissent freiner parfois par ce que l'on appelle le syndrome de l'imposteur, autrefois appelé le syndrome de l'autodidacte. Terme sur lequel nous reviendrons avec mon invitée. Manque de confiance en soi, crainte de ne pas être légitime ou crédible. De quoi s'agit-il vraiment ? Nous en parlons aujourd'hui avec Aude Saliner qui travaille avec nous chez Oser Rêver sa Carrière à côté de son entreprise à elle dédiée à l'accompagnement des personnes atypiques : haut potentiel, hypersensible et multipotentiel. Hello Aude, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.
[Aude] Bonjour Marina, merci à toi pour m'avoir invité sur ce podcast.
[Marina] Écoute, c'est un plaisir. Alors on va rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Aude, pour toi si tu devais essayer de définir avec tes mots et tes ressentis le syndrome de l'imposteur, qu'est-ce que tu dirais ?
[Aude] Je dirais que c'est le sentiment qu'on réussit seulement grâce à la chance ou grâce aux autres, à notre environnement et non grâce à son talent, ses compétences ou son travail.
[Marina] Ouais. C'est-à-dire que, en grand résumé, ça vient selon cette théorie du syndrome de l'imposteur d'éléments extrinsèques et non intrinsèques à la personne. C'est-à-dire que la réussite ou l'accomplissement d'une mission, d'une tâche ou autre, ça vient de l'extérieur quoi.
[Aude] Exactement. Exactement. C'est un concept qui est assez récent en fait, qui date de 1978 pour la petite histoire. C'est deux psys américaines qui, et ça va bien illustrer pour définir le concept, ont fait une expérience. Elles ont pris une cohorte de 150 femmes plutôt brillantes qui étaient en réussite sur leur carrière mais qui pensaient que, bah c'était pas grâce à leur travail, que c'était grâce à leurs relations, que c'était grâce à la chance et cetera. Et bah ça leur a permis de se rendre compte qu'elles vivaient ce sentiment d'être des imposteurs et surtout d'avoir peur d'être démasquées comme des imposteurs. Et c'est à partir de ce moment-là que c'est rentré, on va dire, dans la littérature. Et d'ailleurs, petite info, aujourd'hui, on utilise beaucoup le terme "syndrome de l'imposteur". Or, ce n'est pas une maladie, ce n'est ni un trouble psy. Et ces deux psys américaines, alors pour les nommer, c'était Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, elles utilisaient le terme "phénomène" ou "expérience" pour bien montrer que c'est pas un trouble, c'est pas une maladie.
[Marina] Ça me paraît beaucoup plus juste le terme de phénomène. En effet, si tu m'autorises, je vais juste lire la définition qui est donnée par Wikipédia. Je me suis amusée à la regarder, tu vois, pour essayer d'entrevoir ou en tous les cas de transmettre là dans l'épisode une définition un peu grand public justement du phénomène et non pas du syndrome. Alors, voici ce qu'on peut lire : « Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs : la chance, un travail acharné, les relations, des circonstances particulières. Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s'attendent à être démasqués d'un jour à l'autre. »
[Aude] Très concrètement, ça va être une personne qui va penser : « Oui, j'ai réussi dans tel dossier à obtenir telle chose, mais c'est grâce au travail de mon équipe » ou « J'ai réussi tel examen, tel diplôme, mais j'ai eu de la chance sur le sujet qui est sorti à l'examen. »
[Marina] Toi comme moi, on le rencontre je pense beaucoup en tous les cas en matière de transition professionnelle. Quand on arrive sur un nouveau chemin ou en tous les cas qu'on emprunte une nouvelle destinée professionnelle. D'ailleurs, que ce soit un nouveau métier, un nouveau secteur ou un nouveau poste, c'est pas simple de rentrer dans cette nouvelle direction. Il y a toujours, enfin toujours, je vais pas dire systématiquement, mais souvent quand même la peur de ne pas y arriver et ça revient à chaque fois : « Mais qui je suis moi pour aller là alors que j'ai pas de diplôme » quand c'est le cas, « que j'ai pas de compétence, que j'y connais rien, que j'ai plus de 45 ans. » Ce « qui je suis moi » qui est assez révélateur, je trouve.
[Aude] Ouais. Si je prends par exemple mon exemple personnel, donc mon premier métier était dans le monde du droit et donc moi j'ai débuté dans le coaching et j'ai été traversée pendant des mois par ce sentiment d'être une imposteur en disant : « Mais ils vont bien se rendre compte que je sais pas coacher. » Alors que j'étais tout à fait honnête, que je disais que j'étais débutante et que j'étais en cours de formation et cetera. Et dans les pensées aussi, et je pense que c'est très partagé chez les personnes qui ont le sentiment d'être des imposteurs, je me disais : « Mais ils vont penser que je les vole en terme de valeur dans le service rendu. » Le sentiment, le complexe d'imposteur, qui est un mot que je préfère d'ailleurs au terme de syndrome, touche beaucoup à la valeur de soi, à l'estime de soi en fait, presque plus qu'à la confiance en soi même s'il faut bien les distinguer l'un de l'autre. On est vraiment sur cette dimension très précise où la réussite est extérieure à moi et ne vient pas de moi. Du coup, on peut pas en ressentir de la fierté. On se dévalorise.
[Marina] Ouais, on a beaucoup de mal à accepter les compliments. C'est : « Non, je ne mérite pas. » Je me faisais une remarque l'autre jour, je me disais que c'était assez étonnant, et je ne sais pas si dans ta pratique tu fais le même constat, ce complexe de l'imposteur, j'ai l'impression qu'on le rencontre davantage en prenant de l'âge. J'ai rarement entendu un jeune de 18-20 ans qui se lance dans son premier métier me dire : « Mais qui je suis moi ? ». Il y a une forme d'autorisation à être débutant. Or quand ça arrive plus tard dans la carrière, comme si finalement ce phénomène de prendre un virage nécessitait une sur-autorisation et nécessitait de doublement se justifier de sa compétence et de sa légitimité.
[Aude] Oui, je suis assez d'accord avec toi. Je nuancerai un tout petit peu pour les jeunes selon l'univers. Par exemple, je repense à une personne que j'ai accompagnée sur un lancement d'activité qui était tout jeune, 23 ans, chef d'entreprise. Alors lui, il était habité par un gros sentiment d'imposture : « Comment je peux prétendre être chef d'entreprise à cet âge-là ? ». Ou une toute jeune femme qui se lançait dans un milieu très masculin. Ce sentiment de pas être à sa place en fait, c'est ça le sentiment d'imposture. On estime aujourd'hui que quasiment tout le monde le vivra à un moment donné de sa vie professionnelle.
[Aude] Je crois que c'est les deux psys américaines, Clance et Imes, qui avaient identifié cinq types de comportement assez typiques de l'imposteur. On va retrouver dans le premier comportement les perfectionnistes. Ils se fixent des objectifs super élevés et même s'ils atteignent 90 % des objectifs, le petit truc qui va manquer va les faire se sentir en échec et ils vont remettre en cause toutes leurs compétences. Quand bien même l'extérieur leur dira des grands bravos, ils vont penser à l'intérieur qu'ils ne les méritent pas. On va retrouver ensuite les experts. Ils ressentent le besoin de connaître la moindre information avant de commencer quoi que ce soit et donc ils cherchent constamment des nouvelles formations. Ils ne postuleront pas à un emploi s'ils ne correspondent pas à 100 % des critères de la fiche de poste. Ils ont peur de paraître stupides s'ils ne connaissent pas déjà eux-mêmes la réponse. Ça, on va le retrouver chez les multipotentiels qui sont par nature des touche-à-tout et qui se disent : « Mais on attend de moi que je sois expert expert expert. »
[Aude] La troisième catégorie, c'est ceux qu'elles ont appelés les "sans efforts". Ce sont des personnes pour qui apprendre est facile, ça coule de source. À un moment, s'ils se heurtent à quelque chose de plus dur qui exige un travail plus important, ils vont se dire : « Ah ben voilà, la preuve que je suis un imposteur, c'est que j'y arrive pas. » Parce qu'ils étaient habitués à ce que les résultats arrivent facilement. Quatrième type, c'est les indépendants. Ils doivent tout faire par eux-mêmes et s'ils ont besoin d'aide, c'est la preuve qu'ils sont en échec. Et enfin, les "surhommes" ou "superwomen". Ce sont des personnes qui estiment qu'elles doivent travailler plus que leur entourage pour prouver qu'elles ne sont pas des imposteurs, avec le besoin de réussir dans tous les aspects de leur vie (travail, parent, conjoint). La barre est mise extrêmement haut, voire vertigineux.
[Aude] Les conséquences de ces comportements, on les voit souvent : ça va être un grand sentiment d'anxiété, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d'être démasqué. Ça peut amener aussi à des épisodes dépressifs et à de l'épuisement professionnel, au burnout.
[Marina] Alors ça oui, je rebondis bien évidemment là-dessus mais ce sentiment en tous les cas je trouve quand il perdure implique une espèce de phénomène de sur-adaptation permanente qui est extrêmement énergivore et au bout d'un moment on s'use, on se désaligne. C'est un phénomène qui n'est pas rare comme cause d'un épuisement professionnel. Et je rajouterais peut-être aussi la notion de paralysie. Le risque de finalement rester dans sa croyance laquelle on est un imposteur et de ne pas aller vers ce qu'on est vraiment, vers ses projets, et du coup de passer aussi à côté de sa vie. Ces situations de blocage, on les rencontre souvent. Est-ce que pour toi ces situations sont plus fréquentes chez les personnes atypiques (hypersensibles, haut potentiel) ?
[Aude] Oui, parce que je le relierais à un sentiment qui est souvent partagé par les personnes atypiques : le sentiment de pas être à sa place, de ne pas coller avec la société ou l'entreprise. Et de se dire : « Ben oui, mais si je colle pas, c'est que c'est moi le problème et c'est moi l'imposteur. » Donc oui, ça on le rencontre assez fréquemment.
[Marina] Et comment tu as fait toi, dont tu parlais de ton expérience personnelle de ta propre transition ? Comment tu as réussi à t'en débarrasser, est-ce qu'il est parti de lui-même ou est-ce que tu as été actrice de la chose ?
[Aude] Je dirais pas que j'ai agi directement dessus, peut-être parce que je le nommais pas comme ça. Aujourd'hui je le ressens plus, mais je pense qu'on n'est pas à l'abri que ça revienne à un moment donné. Je voudrais mentionner que ça peut apparaître aussi dans la sphère personnelle, par exemple quand on a un conjoint qui est beaucoup plus cultivé que soi : « Il va bien se rendre compte que je suis pas assez cultivée. » Cette peur d'être démasqué fait qu'on se sous-estime.
[Aude] Les causes sont multiples et propres à chacun, ça peut venir de l'enfance, par exemple des notes qui n'étaient jamais assez bonnes ou le sentiment que pour être aimé, je dois réussir. Alors, qu'est-ce que j'ai fait moi ? Déjà, prendre conscience, je pense que c'est le premier conseil : « Ah ok, c'est ça qui se passe, c'est comme ça que ça s'appelle. » On se sent moins seule. Ensuite, c'est s'observer : dans quelle relation ou situation ça s'active ? Et puis essayer d'avoir un regard un peu plus bienveillant envers soi.
[Marina] On ne parlera jamais assez de l'auto-indulgence. Mais ça peut être difficile à mettre en place sur ce sujet où on s'estime nul. L'accompagnement peut être justifié à ce moment-là.
[Aude] Oui, et on peut aussi changer son regard sur les autres et se dire qu'ils ne sont pas meilleurs que moi. La différence entre une personne qui a le complexe de l'imposteur et celle qui ne l'a pas, c'est la manière dont elle réagit. Le complexe de l'imposteur n'est pas une réalité objective, c'est un ressenti. Ce qui est une très bonne nouvelle parce que ça signifie qu'on peut apprendre à penser différemment. On peut apprendre à valoriser la critique constructive, comprendre qu'on peut demander de l'aide et qu'on peut se tromper aussi. Une chose qui peut être super aidante, c'est de partager ce qu'on ressent avec des gens de confiance. Cette authenticité suscite souvent des mots de réassurance.
[Aude] Une chose qu'on peut faire aussi, c'est de regarder son passé et de lister de manière concrète et objective ce qu'on a réussi dans cette vie. Ça aussi, ça peut ne pas être facile à faire tout seul.
[Marina] Je rebondis là-dessus, c'est l'exercice de se réemparer de ce qu'on a fait de bien, avec facilité ou fluidité. On parle beaucoup de la notion de "flow" aussi dans notre métier. Cet exercice de revalorisation est très utile. On se dit : « Ah ben finalement, il y a quand même beaucoup plus de choses que ce que j'avais imaginé. »
[Aude] C'est pas facile d'enlever son filtre et de se dire : « Cette réussite, c'est aussi grâce à mon travail. » Oui, le sujet d'examen était le sujet, mais le boulot est le boulot qu'on a fourni pour y arriver.
[Marina] Je crois que la réitération des moments où l'on a été content de soi fait toujours du bien. Il ne faut pas hésiter à solliciter des tiers dans cet exercice (amis, collègues) qui sont aussi des bons rappels de ce qu'on a pu faire de bien.
[Aude] Un bon indicateur aussi d'une réussite, c'est le sentiment de fierté, au sens très sain. C'est OK d'être fier quand on a réussi quelque chose. Le syndrome de l'imposteur amène souvent à une humilité excessive.
[Marina] On évolue dans une culture européenne de modestie imposée. Par exemple, dire : « J'excelle dans ce domaine » peut paraître comme arrogant. On n'est pas dans cette culture où on fait de l'auto-promotion saine de ses talents parce qu'on vit dans une société de la performance. Et on a le droit de réussir telle chose sans forcément être l'expert ultime avec tous les awards affichés au mur.
[Marina] Je pense aussi à l'entrepreneuriat. Beaucoup hésitent à se lancer parce qu'ils se disent : « Je suis bon graphiste mais je suis nul en gestion. » On peut apprendre et être au clair sur ses zones lacunaires pour accepter de déléguer et s'appuyer sur les autres. Les entrepreneurs et managers doivent investir de la confiance sur l'autre en appui de leur propre compétence.
[Aude] Oui, et il est normal de douter. La différence, c'est quand le doute vient piloter toutes nos actions. Ce qu'on partage ensemble, c'est comment changer son regard intérieur et aller chercher la ressource à l'extérieur.
[Marina] Moi, je crois beaucoup à la notion d'imprégnation préalable : se renseigner, s'imbiber de l'ambiance du secteur, acquérir le vocabulaire technique parce que ça rassure. Et puis la répétition de l'action. On sème des petites graines et au bout d'un moment on se surprend à se dire : « Ah ben finalement, je suis peut-être pas si nulle que ça. » La comparaison avec les réseaux sociaux est souvent un poison.
[Aude] Je reviendrais à la bienveillance. Pour moi, la clé c'est de remettre le curseur à l'intérieur de soi au lieu de le laisser à l'extérieur de soi pour être accepté ou aimé.
[Marina] Oui, c'est tout à fait ça. De façon aussi à éviter les conduites d'évitement.
[Aude] Quand on se sent imposteur, ça peut donner aussi l'envie de fuir. On peut changer souvent de boulot pour ne pas être démasqué. Et on peut aussi devenir la proie de personnes mal intentionnées qui vont profiter de notre besoin d'en faire toujours plus pour prouver notre valeur. C'est la recette de l'épuisement ça aussi.
[Marina] Tout à fait. On ne s'autorise pas à demander des choses légitimes. Pour finir, on peut citer des modalités de travail sur soi : les TCC, l'hypnose, la psychologie positive. On n'est pas seul face à cette situation.
[Aude] Non, on est tellement pas seul que l'on estime aujourd'hui que 70 à 80 % de la population le vit ou l'a vécu un jour.
[Marina] J'ai une idée : et si on montait le club des anonymes imposteurs ? On viendrait raconter ce dont on a été fier la semaine d'avant.
[Aude] Ah mais oui ! Un peu d'auto-congratulation, ça fait du bien.
[Marina] Un grand plaisir Aude d'avoir échangé avec toi. On se refait un autre épisode plus tard pour creuser d'autres notions. À bientôt. L'épisode est terminé. J'espère que cette interview vous a plu. N'hésitez pas à la partager et à nous soutenir sur Apple Podcast ou les réseaux sociaux. À très bientôt et surtout prenez soin de vous.