Longtemps considérée comme une question relevant uniquement de la sphère médicale ou de la vie privée, la (péri)ménopause s'impose aujourd'hui comme un véritable sujet de société et une nouvelle préoccupation RH dans les entreprises.
Les entreprises commencent en effet à prendre conscience de ses conséquences sur la qualité de vie au travail. Les femmes osent davantage parler de leurs difficultés. Les médias ont largement contribué à cette libération de la parole en s'emparant du sujet (les podcasts sur le sujet se sont par exemple considérablement développés ces dernières années). Les demandes de conférences, d'ateliers et d'accompagnements se multiplient.
Dans le même temps, de nombreux professionnels de l'accompagnement constatent une évolution des besoins de leurs clientes.
Certaines arrivent en séance épuisées, en perte de confiance ou avec le sentiment de ne plus reconnaître la professionnelle qu'elles étaient quelques mois auparavant. D'autres expriment un profond besoin de redonner du sens à leur carrière, de changer de rythme ou de réinventer leur vie professionnelle.
Toutes ne sont pas en burn-out. Toutes ne traversent pas uniquement une transition hormonale. C'est précisément là que réside toute la complexité de l'accompagnement.
La périménopause est la période de transition qui précède la ménopause. Elle débute généralement entre 40 et 45 ans et peut durer plusieurs années. Durant cette phase, les fluctuations hormonales peuvent entraîner des symptômes variés déjà évoqués dans nos colonnes mais que nous vous rappelons brièvement ci-après :
Ces symptômes ne sont pas uniquement physiques. Ils peuvent avoir un réel impact sur la manière dont une femme se perçoit, sur sa confiance en ses compétences, sur son engagement professionnel et sur les choix qu'elle envisage pour la suite de sa carrière. Pour un professionnel de l'accompagnement, comprendre ces mécanismes permet de mieux accueillir ce que vivent les femmes sans réduire leurs difficultés à une simple crise de milieu de carrière.
Une cliente explique qu'elle n'arrive plus à se concentrer, qu'elle a du mal à suivre les réunions jusqu'au bout ou encore à trouver ses mots lorsqu'elle fait une présentation. Une autre envisage de quitter un poste qu'elle occupait pourtant avec plaisir depuis plusieurs années. Une troisième évoque une fatigue constante, un fort besoin de dormir en journée, une perte de confiance ou l'impression d'être devenue moins performante.
Comment interpréter ces situations ? Relèvent-elles d'un burn-out ? D'une perte de sens ? D'un environnement professionnel devenu délétère ? D'une transition hormonale ? Ou de plusieurs de ces facteurs à la fois ? La réalité est souvent complexe et multifactorielle. C'est pourquoi une approche globale est indispensable.
L'objectif n'est évidemment pas de poser un diagnostic médical, mais de comprendre les différents facteurs susceptibles d'influencer le parcours professionnel afin d'adapter son accompagnement.
Se former à la (péri)ménopause ne signifie pas devenir spécialiste des traitements hormonaux. Loin de là. Le rôle d'un(e) coach, d'un(e) consultant(e) en bilan de compétences, d'un conseiller en évolution professionnelle, ou d'un consultant en outplacement n'est pas de diagnostiquer une pathologie. Il est en revanche essentiel de :
En matière d'accompagnement, connaître les limites de son intervention est une compétence à part entière !
Beaucoup de femmes de 40 à 55 ans vivent cette période de (péri)ménopause dans un profond isolement au travail. En particulier lorsqu'elles évoluent dans un milieu professionnel majoritairement masculin ou qu'elles occupent des postes à responsabilité. Elles se sentent parfois dans l'obligation de faire "comme si de rien n'était" et hésitent encore à parler de leurs difficultés, par peur d'être perçues comme moins performantes ou moins légitimes. Les professionnels capables d'accueillir cette parole avec discernement jouent donc un rôle essentiel. Ils contribuent non seulement au bien-être des femmes, mais aussi à la prévention du décrochage professionnel, de l'épuisement et des reconversions subies.
Les professionnels de la transition professionnelle sont souvent les premiers interlocuteurs des femmes qui s'interrogent sur la suite de leur carrière. Certaines arrivent avec une envie de changement. D'autres disent simplement qu'elles ne se reconnaissent plus. D'autres encore pensent avoir perdu leurs capacités alors que - concrètement - leur expertise est intacte. Comprendre les effets possibles de la (péri)ménopause permet de mieux distinguer :
Cette lecture plus fine évite d'enfermer la personne dans une seule explication et favorise un accompagnement réellement personnalisé.
Une formation dédiée à l'accompagnement de la carrière des femmes en (péri)ménopause permet d'acquérir des connaissances immédiatement mobilisables dans sa pratique.
Elle aide notamment à :
Au-delà des connaissances, cette formation permet de développer une posture plus juste, plus nuancée et plus sécurisante.
Elle enrichit les pratiques des professionnels de l'accompagnement et leur donne des clés concrètes pour répondre à des situations qu'ils rencontrent déjà sur le terrain.
Les entreprises commencent progressivement à intégrer la (péri)ménopause dans leurs politiques de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). On ne peut que s'en réjouir. Corollaire : les besoins en sensibilisation, en accompagnement individuel et en formation des managers augmentent. Les femmes recherchent également des professionnels capables de comprendre cette étape de leur vie sans la réduire à une question médicale. Développer cette expertise aujourd'hui, c'est anticiper une évolution profonde des besoins d'accompagnement. C'est aussi se différencier dans un secteur où les compétences spécifiques sur la (péri)ménopause restent encore peu répandues.
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