
Si le burn-out était un animal...
Ce n'est pas toujours facile, pour celles et ceux traversant un épuisement, de mettre des mots sur leurs maux. D'expliquer ce qu'ils vivent.
Le recours à l'analogie peut s'avérer fort utile pour verbaliser la douleur resentie. Objectif ? Trouver le moyen de dire. De partager ce tsunami intérieur. Et de faire comprendre aux autres - souvent impuissants, maladroits voire dubitatifs - ce qui se passe dans votre corps et votre tête....
Bonne écoute !
Marina
[Marina] Chers auditeurs, ici Marina Bourgeois, fondatrice d'Oser Rêver sa Carrière. Comme vous le savez, le podcast Oser Rêver sa Carrière, ce sont des interviews pour vous inspirer et des capsules pratiques pour vous permettre d'avancer sur des thèmes qui me sont chers et qui vous concernent : la carrière, ses transitions et ses accidents, le changement de vie, la souffrance au travail, l'épuisement professionnel, l'entrepreneuriat, le rebond et tout un tas d'autres sujets encore. Vous pourrez retrouver l'ensemble des références citées dans cette nouvelle capsule sur nos réseaux sociaux Facebook, LinkedIn et Instagram. J'espère que cette capsule sera pour vous apprenante et aidante. Bonne écoute.
[Marina] Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle capsule pratique dédiée aujourd'hui au burnout. Et on va se poser la question suivante : si le burnout était un animal, lequel serait-il ? Vaste question.
[Marina] C'est une question que l'on avait posée lors d'un événement que l'on avait organisé en 2016 ou 2017, je ne sais plus, qui avait duré un an, un an et demi : « Les Samedis du Burnout ». On avait organisé cet événement qui avait lieu une fois par mois, qui était gratuit, dédié donc au burnout. Chaque mois, on traitait d'un sujet, d'une problématique bien précise sur l'épuisement professionnel.
[Marina] Lors d'une des éditions, on a posé la question aux participants : « Pour vous, si le burnout était un animal, à quoi ressemblerait-il ? ». L'objectif était de mieux comprendre le ressenti des personnes épuisées qui étaient là et de voir comment elles percevaient et projetaient, presque en images, l'épuisement qu'elles étaient en train de vivre ou qu'elles avaient vécu.
[Marina] On a eu des réponses vraiment super éloquentes et qui vont, j'espère, vous aider à mieux comprendre la gravité ou l'ampleur du mal qui vous ronge si vous êtes actuellement en épuisement. Cela sert aussi à mieux comprendre les problématiques auxquelles sont confrontés vos proches pour peut-être moins les accabler, parce que vivre un burnout, c'est super dur.
[Marina] J'espère aussi que cela vous permettra, si vous êtes en période de surchauffe (le « burn-in » dans notre jargon d'accompagnant), de prendre conscience des conséquences d'une éventuelle chute et vous permettra de rétropédaler, ou en tous les cas d'arranger votre vie et de rectifier ce qui doit l'être.
[Marina] Voici les réponses que l'on a eues :
[Marina] C'est intéressant de voir que des animaux ou des insectes minuscules ont été choisis pour décrire quelque chose avec des conséquences colossales. Parce que c'est ça le burnout : c'est un événement de vie, une zone de turbulence, un vrai crash. C'est un accident de parcours qui peut avoir des conséquences absolument terribles sur soi, sur ses proches et sur son travail. Il y a beaucoup de dommages collatéraux.
[Marina] D'autres participants ne parvenaient pas à comparer leur mal à un animal et ont choisi d'autres comparaisons tout aussi pertinentes :
[Marina] Ce terme de cancer est très fort, poignant et émouvant. Je l'ai entendu à plusieurs reprises lors de mes consultations.
[Marina] On ne va évidemment pas comparer médicalement un burnout à un cancer, ce sont deux choses bien distinctes, mais en termes de conséquences, cela peut être tout aussi grave. Il faut le dire, même si ce n'est pas glamour ou politiquement correct : le burnout tue. Chez certaines personnes, cela entraîne une « petite mort » avec un effet boule de neige sur tous les pans de la vie, et parfois la mort tout court par suicide ou dépressions graves.
[Marina] Il est extrêmement important de prendre la mesure de ce qui vous attend si vous êtes en zone de surchauffe. Ce n'est pas une simple grippe ou une simple fatigue. C'est un véritable effondrement à triple dimension : psychique, physique et émotionnel,.
[Marina] C'est aussi important pour les proches : ne les jugez pas. Soyez présents sans être maladroits ou trop intrusifs. Sachez rester à votre juste place. Quand on vit un burnout, on culpabilise énormément, on a souvent honte, et sentir que l'entourage ne comprend pas ajoute à la souffrance.
[Marina] Si vous êtes concerné, je vous invite à faire ce test : quel animal serait votre burnout ? Et dites-vous que vous n'êtes pas seul,. Si vous êtes un proche, invitez la personne à réfléchir sur cet « animal totem ». Cela peut aider à parler, à enclencher une discussion et à rompre l'isolement, ce qui est capital pour la guérison et la remontée. Ce n'est pas forcément un jeu « rigolo », mais c'est une approche atypique pour ouvrir le débat sur un sujet parfois tabou.
[Marina] J'espère que ce petit exercice vous aura éclairé sur le potentiel ressenti quand on est épuisé. Je vous dit à très bientôt pour une nouvelle thématique. Voilà, c'est fini comme le dit la chanson. J'espère que vous sortez enrichi de cette capsule. N'hésitez pas à me suggérer des sujets sur Apple Podcast ou nos réseaux sociaux. Mettez des petites étoiles si le format vous a plu. Vous pouvez aussi retrouver les capsules sur Deezer ou Spotify. Merci de votre écoute, de votre soutien et à très vite. Salut !,.