Je me suis fait tatouer RALENTIR sur le bras pour ne pas oublier. Aline Bonnet, ex-directrice marketing Netflix

Podcast
Saison 5
Ep 128
54 min
Marina Bourgeois
Publié le
February 18, 2026
Écoutez cet épisode SUR

À quoi s'attendre ?

Dans cet épisode de Cheminement, je reçois Aline Bonnet.

À 46 ans, après huit années intenses comme directrice marketing France chez Netflix, Aline revient sur le système qui a longtemps rythmé sa vie : pousser toujours plus loin, frôler le crash… puis récupérer. Une mécanique d’endurance extrême, nourrie par son tempérament de bonne élève, sa passion pour son métier, et une hypersensibilité difficile à réguler.

Sur son bras, un mot tatoué : RALENTIR.
Un mémo pour elle-même. Un rappel vital.

Car derrière la performance se cache une grande peur du vide, une difficulté à s’arrêter, à se reposer vraiment. Jusqu’au moment où l’intensité - professionnelle comme personnelle, avec la maladie de son père - devient un véritable tsunami intérieur. Au bord du ravin, Aline comprend qu’il est temps de changer de paradigme.

Alors elle explore. Elle teste. Elle marche, notamment sur le chemin de Compostelle. Elle apprivoise le repos. Elle redécouvre que, pour elle, le mouvement peut aussi être profondément ressourçant.

Hyper sensible, hyper émotive, Aline raconte avec beaucoup de lucidité ce chemin d’ajustement vers un nouveau tempo de vie.

Un épisode sur l’urgence de ralentir… pour continuer à avancer.

Dans cet épisode, nous parlons notamment - Aline et moi - du syndrome de la bonne élève, d’endurance professionnelle, de périménopause, de sémiologie, de régulation des émotions, d’hypersensibilité, d’introspection, de somnothérapie, de jeûne, de discipline, de cruralgie, d’hygiène de vie, de constellations familiales, de YouTube, de l’Institut des Futurs Souhaitables… et même de Stranger Things.

Bonne écoute !

Podcast animé par Marina Bourgeois.
Avec les interventions ponctuelles et précieuses de Caroline Averty & Valérie Pouliquen.

Transcription

[00:00] Portrait-robot de l'épuisement : Le syndrome de la bonne élève

[Marina Bourgois] Bienvenue dans Cheminement. J'accueille aujourd'hui Aline Bonnet. Aline a 46 ans. Elle a été directrice marketing de Netflix pendant presque 8 ans. Elle a essuyé un épuisement professionnel et depuis, elle va nous l'expliquer, elle a pris du recul pour peut-être travailler et vivre différemment. Elle va nous le dire avec un maître-mot que j'ai cru comprendre : ralentir. Nous allons détailler tout ça tout au long de l'épisode. Bonjour Aline, je suis très, très contente d'échanger avec toi aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.

[Aline Bonnet] Bonjour Marina, merci à toi de m'avoir invitée surtout.

[Marina Bourgois] Écoute, je suis vraiment contente. On peut le dire aux auditeurs, je t'ai découverte via un post LinkedIn dans lequel tu racontais la période que tu as traversée, cette turbulence de vie. J'ai été très touchée et cela m'a donné vraiment envie de te contacter. Aline, je te propose qu'on démarre cet épisode par un portrait-robot des personnes exposées au risque de burnout. J'aimerais bien que tu me dises ce que tu en penses. Est-ce que c'est OK pour toi ?

[Aline Bonnet] Go !

[Marina Bourgois] Dans notre métier d'accompagnant, on a identifié des dénominateurs communs chez les personnes les plus exposées au risque d'épuisement professionnel. Je te les donne un peu en vrac : ce sont souvent des personnes travailleuses, besogneuses, avec une grosse endurance. Elles sont souvent adeptes du multitâche, avec presque un don d'ubiquité. Ce sont des gens qui ne comptent pas leurs heures et qui, à cause de la surcharge, de la pression et du stress, vont progressivement abandonner ce qui fait le sel de la vie en dehors du travail, les activités extra-professionnelles. Des personnes loyales, fiables, sur qui on peut toujours compter et qu'on peut charger assez facilement. Elles ont parfois du mal à dire non, avec un syndrome de la bonne élève, un perfectionnisme rigoureux et une construction identitaire basée sur la valeur travail. Enfin, il y a souvent une forme de déni, le sentiment d'être invulnérable. Tout ce que je viens de te dire Aline, tu en es ou tu n'en es pas ?

[Aline Bonnet] Cela résonne énormément. On va dire qu'à 75 %, ces traits me correspondent. Effectivement, j'ai un énorme syndrome de la bonne élève. Je suis la personne qui se met au premier rang, qui aime être la première de la classe et qui a toujours la main levée pour parler. J'ai une grosse construction identitaire autour du travail parce que c'est ce qui m'a permis de progresser socialement. Et puis j'adore travailler en fait. J'étais une étudiante et une élève passionnée. J'aime les projets, j'aime cette excitation. Et le mot qui a vraiment résonné, c'est la fiabilité : oui, on peut compter sur moi, c'est sûr. À partir du moment où j'ai décidé de m'engager, c'est assez fort chez moi.

[06:30] Un parcours entre fiction et sémiologie : Des agences au digital

[Marina Bourgois] Justement Aline, ton parcours, quel est-il ? Qu'est-ce que tu as fait avant d'être chez Netflix ? Quelles études as-tu faites ?

[Aline Bonnet] Je suis née à Strasbourg. J'étais une littéraire. J'adore les histoires, j'adore la fiction. C'est quelque chose de très important pour moi. J'adore lire depuis toute petite, depuis mes 5 ou 6 ans. J'ai toujours un livre avec moi et je lis tous les jours. J'ai fait Sciences Po Strasbourg en relations internationales. Ensuite, je suis venue à Paris pour finir mes études en 2002. Cela fait bientôt 24 ans ; je suis arrivée au stade de bascule où j'ai passé plus de temps à Paris qu'à Strasbourg. C'est un moment assez particulier. J'ai fait l'Institut français de presse à Assas ainsi qu'un master de sémiologie à la Sorbonne. J'adore la sémiologie, la science des signes au sein de la vie sociale. C'est une matière un peu intello mais qui m'anime beaucoup.

[Aline Bonnet] Après, j'ai commencé à bosser en agence. J'ai fait dix ans d'agence, d'abord en RP puis dans le digital — mais à l'époque on ne disait pas digital, on disait "Internet". J'ai travaillé chez Marcel, l'agence créative du groupe Publicis. J'y ai gagné un appel d'offre et réalisé une des premières campagnes Facebook en 2010 pour Oasis. C'était une super expérience et, du coup, j'ai rejoint l'annonceur chez Orangina Schweppes à la stratégie média et digitale. C'étaient des années extraordinaires. On a développé des projets très créatifs et j'ai fait les premières campagnes avec des youtubeurs en 2011-2013. Ils sont tous devenus des stars. C'était assez précurseur et c'est pour cela que j'ai rejoint YouTube en 2015 chez Google. Après quelques années, Netflix m'a appelée.

[Marina Bourgois] Toi qui as le goût de la fiction, la perspective d'aller chez Netflix devait être très chouette ?

[Aline Bonnet] C'était le rêve d'une vie. Ce rêve du cinéma et de la télévision était ancré en moi depuis mes 12 ans, mais il me paraissait inaccessible. Au fil de mes expériences, j'ai toujours essayé de développer des campagnes où le storytelling était important, pour aller au-delà de la publicité de 30 secondes. Me retrouver chez Netflix, c'était mon rêve d'adolescente qui se concrétisait.

[13:15] La vie chez Netflix : Amsterdam, Paris et la surcharge de travail

[Marina Bourgois] À t'entendre parler Aline, j'ai l'impression que toute cette carrière est une période durant laquelle tu t'es éclatée ?

[Aline Bonnet] Je me suis éclatée vraiment. J'ai fait de super belles campagnes, rencontré des gens fantastiques. Je me suis pris aussi plein de gamelles et j'ai eu des coups durs. Mais comme j'ai changé d'entreprise et de domaine tous les trois ans pour des rôles où je n'avais pas forcément les compétences "copié-collé", il y a toujours eu du "stretch". J'étais tout le temps en apprentissage et j'ai adoré ce défi intellectuel et physique. C'est un environnement où il y a une grosse charge de travail. Dans mes premières années chez Netflix, on travaillait vraiment toutes les nuits et le week-end, c'était fou. Cela ne se ferait plus du tout maintenant.

[Marina Bourgois] À cette époque qui n'est pas si vieille, est-ce que tu te souviens si on parlait déjà de QVT (Qualité de vie au travail) dans ton organisation ?

[Aline Bonnet] Je ne savais même pas ce que c'était ! J'avais jamais entendu cette expression de ma vie, ou alors je ne l'avais pas retenue parce que ce n'était pas quelque chose qui existait vraiment quand j'ai commencé à bosser.

[Marina Bourgois] On est du même âge Aline. La notion de QVT, de soin de l'autre au travail, ce sont des notions arrivées sur les 10-15 dernières années. Alors dis-moi, chez Netflix, c'était quoi ton poste ?

[Aline Bonnet] J'étais directrice marketing France. Avec mon équipe, on déployait les campagnes de pub pour les séries et la marque. Soit c'était une campagne globale comme Stranger Things où l'équipe US nous envoyait la stratégie qu'on adaptait, soit c'était un contenu français et là on définissait tout : affiche, bande-annonce, réseaux sociaux. Cela a été un enthousiasme constant. J'ai commencé à Amsterdam parce qu'au début, il n'y avait pas de bureau à Paris. C'était chouette de vivre en mode "Erasmus" là-bas.

[Aline Bonnet] Il m'est arrivé un truc typiquement "Netflixien" : je déménage avec mon mec et mon fils de 18 mois, on remplit tous les papiers, je commence mon job dans un monde que je ne connaissais pas. Et le lundi matin de mon premier week-end où je souffle enfin, mon boss me dit : "Bon, on ouvre le bureau à Paris, on retourne dans l'autre sens". C'était vraiment une douche froide pour moi. Je l'ai très mal pris car j'étais fatiguée. On est finalement restés 14 mois à Amsterdam avant de rentrer monter le bureau de Paris. C'était une expérience extraordinaire, mais sur le coup, je l'ai très mal vécu.

[21:00] L'épuisement s'installe : Le cycle infernal du "Burn-in"

[Marina Bourgois] L'environnement et les missions te plaisaient, mais un épuisement s'est installé. Arrives-tu à dater le moment où le déclin interne a commencé ?

[Aline Bonnet] C'est trop complexe à dater précisément. Je pense que j'ai toujours été plus ou moins fatiguée chez Netflix, mais cela s'est aggravé sur la fin. Habituellement, je reste trois ans dans une entreprise. Comme je suis totalement mobilisée par mon travail, j'ai souvent un coup de fatigue au bout de trois ans et je pars. J'ai toujours quitté mes postes sans rien derrière, parce que j'arrivais au bout du système. J'avais besoin de voir autre chose ou j'avais des problèmes de santé, comme au dos. Entre deux jobs, j'avais toujours trois ou quatre mois pour souffler, ce qui me redonnait de l'énergie. Mais comme je suis restée sept ans et demi chez Netflix, je n'ai pas eu ce break mental indispensable pour que mon cerveau puisse ralentir.

[Marina Bourgois] Le burnout est souvent précédé d'une phase de surchauffe appelée "burn-in". Rétrospectivement, identifies-tu les premiers signaux d'alerte, les premiers "warnings" ?

[Aline Bonnet] Le problème est profond parce que depuis toujours, je fonctionne sur un système d'intensité forte, de crash et de récupération. C'est mon schéma : je peux aller à toute balle, puis je suis épuisée, je dors et cela revient. Je ne me suis jamais considérée à l'abri parce que je connais ces phases de descente atmosphérique depuis l'adolescence. Mais avant, je récupérais. À 41 ans, j'ai commencé à faire des jeûnes annuels de six jours pour tenir. Cela m'a donné beaucoup d'énergie. Je suis rentrée dans un mode discipliné, presque militaire : manger sainement, faire du sport, essayer de bien dormir. Mais cette discipline ne suffisait pas à réguler mes émotions. Je suis hypersensible et hyperémotive. Si j'ai trop d'émotions, cela finit par exploser en colère. C'est un mode épuisant pour moi et pour les autres.

[29:45] Le déclic du moto-taxi : S'arrêter juste avant la falaise

[Aline Bonnet] Je me suis arrêtée à deux ou trois pas avant la falaise. J'étais dans le "burn-in" et je reconnaissais les symptômes parce qu'une amie avait vécu un burnout avant moi. Un médecin m'avait suggéré de m'arrêter plusieurs mois, mais j'ai dit non. Je pensais m'en sortir seule en changeant quelques habitudes. C'est alors que mon père est tombé malade. J'ai commencé à faire les allers-retours à Strasbourg, à passer énormément de temps à l'hôpital. C'était très fatiguant et stressant.

[Aline Bonnet] J'essayais de continuer à bosser. Un week-end, je rentre de Strasbourg et je pars en séminaire festif à l'étranger pour Netflix. Je me sentais totalement décalée car ma sœur m'appelait pour me dire que cela n'allait pas avec notre père. J'ai souffert le martyre pendant deux jours alors que tout le monde s'éclatait. J'ai fait la fête jusqu'à 3h30 du matin, pris un taxi à 4h pour l'avion, et à 8h30 j'étais sur un moto-taxi à Paris pour gagner du temps. Et là, je me suis dit : "Si j'ai un accident, tout va s'arrêter". J'ai compris que j'avais une pensée qu'on n'est pas censé avoir. Je suis allée chez le médecin et il m'a arrêtée. C'était le 29 mai 2025.

[Marina Bourgois] Quelle clairvoyance ! Qu'est-ce qui faisait qu'au début tu étais en résistance par rapport à la suggestion de t'arrêter ?

[Aline Bonnet] Je me sentais responsable de ma famille. S'arrêter ne me paraissait pas possible pour mon système familial. Mais j'ai senti que mon système de récupération ne marchait plus. La périménopause est venue brouiller les pistes avec des hormones dans tous les sens. Je dors très mal depuis 2008, mais en 2024, j'ai dû bien dormir seulement quinze jours dans l'année. J'étais un zombie, incapable de me concentrer, isolée et "morte" à l'intérieur. Tout était confus. J'étais en lutte permanente contre moi-même et contre le monde entier juste pour garder la tête hors de l'eau.

[38:10] L'arrêt et la logistique familiale : Le mode "plan d'action"

[Marina Bourgois] Comment se sont passées les premières semaines de l'arrêt ? Étais-tu toujours en train de t'occuper de ta famille ?

[Aline Bonnet] Oui, car la vie ne s'arrête pas. Mon père a attrapé une maladie nosocomiale à l'hôpital et il a fallu organiser en trois jours son maintien à domicile : infirmières, auxiliaires de vie, repas. C'était une logistique considérable. Je me suis reposée, mais je me suis mise en mode "introspection-plan d'action". Je me suis dit : "J'ai trois mois devant moi". J'ai vu des thérapeutes, des acupuncteurs, fait des constellations familiales. J'ai gardé un rythme soutenu.

[Aline Bonnet] J'ai aussi décidé d'aller marcher seule sur le chemin de Compostelle. C'était fou (Rires). J'ai vécu en six jours le cycle de chacun de mes jobs et j'ai compris que je ne voulais plus vivre comme ça. Je voulais que ce soit dur pour que le gain soit fort : porter mon sac sans réserver les gîtes à l'avance pour lâcher prise. Comme je ne supportais plus l'ordinateur — un symptôme du burnout — je n'avais pas pu préparer mes étapes sur internet. Je suis partie à l'aventure.

[44:30] L'échec salvateur de Compostelle : Apprendre à s'écouter

[Aline Bonnet] Le premier jour, je rencontre des marathoniens et je marche à leur allure. Très mauvaise idée. Je me fais mal mais je me dis que c'est normal d'avoir mal. La douleur est devenue insupportable, m'empêchant de dormir la nuit. Au bout du sixième jour, arrivée à Nasbinals, je ne pouvais plus poser le pied par terre. C'était un échec atroce, j'ai énormément pleuré. J'étais perdue, tout était fermé. Mon compagnon est venu me chercher comme un héros. J'avais une cruralgie, le nerf coincé. Cela a été long.

[Aline Bonnet] Je me suis rendu compte qu'il fallait que je revoie mon système. J'ai décidé de quitter Netflix et de ralentir. Pour ne pas oublier, je me suis fait tatouer "Ralentir" sur le bras quatre mois plus tard. C'est un pense-bête parce que j'ai une peur du vide très forte. Aujourd'hui, je le regarde très souvent. Je reste active car ne rien faire est compliqué pour moi, mais je fais moins de choses.

[Marina Bourgois] Est-ce que tu sais aujourd'hui comment te reposer ou recharger tes batteries ?

[Aline Bonnet] Aujourd'hui oui. Je sais que le mouvement m'aide paradoxalement à me reposer. Marcher permet à mon cerveau de décompresser en n'étant pas statique. Avant, mon fonctionnement était de m'enfermer 48 heures pour regarder des séries en mangeant, mais ce n'est plus viable avec une famille. Mon fils m'a dit un jour : "Maman, toi tu es toujours déprimée et fatiguée". Cela m'a fait un électrochoc (Rires). Un jour mon fils ira voir un psy, mais je ne veux pas que ce soit pour dire que sa mère était tout le temps fatigué.

[51:45] Le futur et le ralentissement : L'année de l'exploration

[Aline Bonnet] En ce moment, je travaille avec une somnothérapeute sur mon sommeil comportemental pour recalibrer mon cerveau. Je fais des nuits complètes depuis 6 ou 7 semaines, ce qui ne m'était pas arrivé depuis 2008 ! Pour moi, ralentir au quotidien, c'est ne pas vouloir avoir fini quelque chose avant de l'avoir commencé. J'essaie de faire les choses en conscience. Avant, je gérais mon agenda à 15 minutes près ; si j'avais 15 minutes de retard, ma journée était foutue. Maintenant, j'intègre des "buffers" entre mes rendez-vous.

[Marina Bourgois] Ton tatouage "Ralentir", comment se concrétise-t-il dans tes projets futurs ?

[Aline Bonnet] J'ai décidé que 2026 serait mon année d'exploration. J'ai reçu beaucoup de propositions de postes, mais je ne me précipite pas. Ralentir est aussi un état d'esprit politique face à un monde aux ressources limitées. Mon fils est trop content que je sois là le matin pour l'emmener à l'école. J'ai aussi repris une formation à l'Institut des futurs souhaitables, c'est passionnant. Je suis dans une phase où je rencontre une Aline plus créative et subtile.

[Marina Bourgois] Aline, merci infiniment pour ton témoignage et ta transparence sur LinkedIn. C'est précieux pour toute la communauté des personnes en surchauffe.

[Aline Bonnet] Je crois au pouvoir de la formalisation. À partir du moment où c'est écrit et dit, cela existe. J'avais besoin de le dire pour que ce soit ma voix et pas celle des autres. J'ai reçu énormément de messages d'hommes, ce qui m'a surprise et réjouie. C'est bien de libérer la parole sur ces sujets. Merci Marina de m'avoir aidée à continuer mon chemin.

Animé par
Marina Bourgeois
Après quinze ans dans le secteur juridique et la chasse de têtes, Marina Bourgeois accompagne depuis maintenant dix ans les femmes et les hommes souhaitant y voir clair dans leur vie professionnelle et/ou traversant une période de surchauffe ou d’épuisement.

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