
Il n'est jamais trop tard pour éclore.
Catherine Taret a travaillé pendant sept ans dans le marketing avant de tout quitter pour une nouvelle vie. Elle m'a fait le grand plaisir et l’honneur d’être à mon micro pour parler de son livre « Il n’est jamais trop tard pour éclore » publié chez Flammarion, livre que nous avions adoré et dévoré au cabinet lors de sa sortie, et qui a d’ailleurs reçu des critiques dithyrambiques. A l'époque, je l'avais interviewée par écrit. Il était évident pour moi de l'inviter dans le Podcast Oser Rêver Sa Carrière tant nous partageons, mon équipe et moi, sa philosophie et son regard sur le chemin de vie.
Dans son ouvrage au titre aussi éloquent que poétique, Catherine partage son expérience et ses recherches sur les « late bloomers »: ces personnes qui se réalisent « sur le tard », qui trouvent leur voie, leur place, le succès ou l’amour plus tard « que la norme » qui nous est dictée par la société.
Son livre interroge en effet notre positionnement face à la norme et son influence dans nos choix de vie : il faut être marié et avoir des enfants avant tel âge, s’être réalisé professionnellement avant tel âge… que j’injonctions sociétales ! Catherine propose - sans jamais l'imposer - une lecture différente de ces réalisations tardives, et nous invite à "nous autoriser" à emprunter un chemin de vie différent, sans auto-jugement ni crainte du regard des autres.
Une vraie hymne à la liberté, à l'autorisation (que l'on ne s'octroie pas toujours) de faire ses propres choix, à son propre rythme. Un pied de nez aux règles du temps et de la société.
Un vrai régal pour tous, et en particulier pour celles et ceux ayant "l'impression de faner avant même d'avoir fleuri".
Aujourd'hui, Catherine a 46 ans. Son métier ? Plume.
Je vous laisse découvrir son regard sur la vie.
Bonne écoute !
Marina
[Marina] Bonjour à tous, ici Marina Bourgeois, fondatrice de Oser Rêver sa carrière. Je suis ravie de vous accueillir pour ce nouvel épisode. Comme vous le savez, le podcast Oser Rêver sa carrière, ce sont notamment des interviews d'hommes et de femmes au parcours de vie inspirant et qui, je l'espère, vous plairont et vous aideront dans vos questionnements de vie et de carrière. Très bonne écoute. Elle a travaillé pendant 7 ans dans le marketing dans une multinationale avant de tout quitter pour une nouvelle vie. Elle me fait le grand plaisir et l'honneur d'être à mon micro aujourd'hui pour parler de son livre Il n'est jamais trop tard pour éclore : carnet d'une late bloomer publié chez Flammarion. Livre que nous avions adoré et dévoré chez Oser Rêver sa carrière et qui a d'ailleurs reçu des critiques dithyrambiques. Dans cet ouvrage, Catherine partage son expérience et ses recherches sur les "late bloomers". Ces personnes qui se réalisent sur le tard, qui trouvent leur voix, leur place, le succès ou l'amour plus tard que la norme qui nous est dictée par la société. Nous l'avions interviewée en 2018 par écrit et je suis ravie de l'accueillir cette fois à mon micro. Bonjour Catherine et merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.
[Catherine] Bonjour Marina, merci beaucoup. Je suis ravie d'être là.
[Marina] On se retrouve 3 ans plus tard finalement. C'est un vrai plaisir. Je te le disais tout à l'heure quand on discutait en amont de cet enregistrement, on a tellement aimé ce livre chez Oser Rêver sa carrière. Il se rapproche tellement de la philosophie que l'on essaie de véhiculer auprès de nos accompagnés que c'était vraiment une évidence pour moi de t'inviter à mon micro et ma première question est la suivante : déjà comment vas-tu et que fais-tu de beau aujourd'hui ?
[Catherine] Ah ben merci déjà merci beaucoup pour cette introduction. Je vais bien, je vais très bien. Qu'est-ce que je fais aujourd'hui ? Ben je continue à écrire. J'ai pas mal d'activités qui sont autour de l'écriture. Que ce soit j'écris des discours, je travaille pour une école de créativité et puis je travaille aussi sur un nouveau livre. Donc encore beaucoup de choses autour de l'écriture.
[Marina] Tu employais le mot "plume" quand on a échangé en amont de l'enregistrement. Quel joli mot pour décrire ton activité.
[Catherine] Oui, ben j'ai en fait j'ai trouvé ce mot parce que je n'aime pas du tout être étiquetée, enfin ou en tout cas être dans une catégorie en fait, et pour moi même le fait d'avoir une carte de visite avec mon job dessus c'est compliqué quoi. Je ne sais jamais quoi écrire parce que je fais des choses différentes et puis j'ai pas envie de m'empêcher d'en faire d'autres. Donc du coup je cherchais un peu un mot qui puisse décrire un peu ce que je faisais et finalement je suis tombée sur le mot plume. À la base ça décrit les gens qui sont plutôt les plumes d'hommes ou de femmes politiques, et moi je ne fais pas du tout ça, mais bon ça fait surtout référence à l'écriture. Donc voilà, j'ai choisi de m'appeler mon métier comme ça pour l'instant.
[Marina] C'est tu as l'art, je te le disais tout à l'heure, de trouver des expressions et des qualificatifs vraiment très poétiques. Alors, je reviens un petit peu sur ta carrière et puis ta transition. Tu avais, tu sais, ce qu'on appelle aujourd'hui, une belle carrière sur le papier, dans le marketing. Qu'est-ce qui à l'époque t'a poussée à quitter le poste que tu occupais ? Est-ce qu'il y a eu un déclic ? Est-ce que ça a été un cheminement, un ras-le-bol ? Est-ce que tu peux nous raconter ?
[Catherine] Oui. Alors, j'ai passé 7 ans chez Unilever et ça se passait, c'était vraiment le résultat d'une espèce d'autoroute où javais fait des études et puis j'avais atterri dans un grand groupe comme chef de produit et puis après j'avais continué mon chemin chez eux et ça, franchement, ça se passait bien. Mais je m'ennuyais un peu puis je n'avais pas forcément envie d'occuper beaucoup d'autres postes dans le groupe. En fait, je ne voyais pas trop où j'allais aller. En même temps, je ne savais pas du tout ce que je pouvais faire d'autre. Et un jour, et je pense que ça s'est un petit peu au fur et à mesure en fait, c'est un petit peu monté en moi. C'est-à-dire que j'en avais marre, je ne trouvais plus de sens. Mais en même temps, à l'époque c'était il y a 15 ans, on n'avait pas comme aujourd'hui toutes les ressources, le coaching et cetera. En fait, personne ne se posait un peu ces questions.
[Marina] Oui.
[Catherine] Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai eu un déclic un jour dans un escalier. Parce qu'on m'a convoquée aux ressources humaines pour me proposer un poste qui était très chouette, c'était de travailler dans une équipe d'innovation internationale sur Lipton qui était une super marque. C'était vraiment un job canon pour mon profil et en fait j'ai dit "Ah super, OK", un peu automatiquement. Et puis je suis redescendue à mon bureau, donc j'ai pris l'escalier et là je me suis arrêtée nette et je me suis dit "Non mais en fait je ne peux pas passer 7 ans de plus dans cette boîte, c'est pas possible". Et donc là, et c'était un peu ce que je pouvais espérer de mieux en fait qu'on venait me proposer. Donc là j'ai su que c'était fini. Ça s'est imposé et je me suis dit "Bon ben là faut que tu partes". Et en fait j'ai démissionné.
[Marina] Et tu as démissionné combien de temps après cette fameuse scène dans les escaliers ?
[Catherine] Peut-être quelques jours après en fait. Je ne me suis pas complètement lancée dans le vide parce que je travaillais beaucoup quand j'occupais ces jobs de marketing chez Unilever. Ce qui était marrant c'est que moi je m'ennuyais un peu mais par contre on faisait tous les projets un peu créatifs où il fallait réfléchir, écrire et cetera. On payait des agences pour le faire à l'extérieur et à chaque fois moi je briefais les agences et je me disais toujours "Mais en fait j'aimerais bien moi bosser sur ce sur quoi je suis en train de les briefer". Donc c'était vraiment paradoxal et du coup je m'entendais bien avec certaines personnes de ces agences et en fait qui m'avaient déjà dit "Bah tiens si un jour tu veux venir bosser avec nous", voilà. Et donc du coup, quand j'ai pris cette décision, j'ai appelé quelqu'un que j'aimais bien dans une agence. Je suis allée bosser chez eux et je suis restée très peu de temps. Je suis restée 6 mois parce qu'en fait ça ne me convenait pas du tout non plus, c'était pas mon truc.
[Marina] D'accord.
[Catherine] Mais ça m'a permis quand même de switcher dans mon état d'esprit, c'est-à-dire de quitter déjà ce poste et cette boîte où j'avais donné pendant 7 ans et à laquelle j'étais quand même attachée. Donc c'est quand même un deuil de partir. Après ça, je me suis dit bon je vais quand même me poser 5 minutes et réfléchir, et puis j'avais des copains qui étaient freelance et puis ils m'ont dit "Bah tiens si tu veux travailler avec nous sur des appels d'offre, on sait que tu écris bien", voilà, on t'embarque et puis moi j'ai un peu fait ça comme ça.
[Marina] Oui.
[Catherine] Et puis c'est comme ça que je suis devenue freelance et c'était assez excitant de se jeter dans un nouveau truc et j'avais qu'un seul leitmotiv : quoi qu'on me propose, je dis oui.
[Marina] C'était pour quelle raison ? Est-ce que c'était purement financier ou pour te faire ton expérience finalement ?
[Catherine] Non, c'était pour me faire mon expérience parce qu'au début j'avais quand même le chômage, j'étais pas complètement à la rue. Je voulais essayer le maximum de choses. J'avais compris que mon outil ça allait être l'écriture et que j'allais utiliser tout ce background marketing. Je me suis dit "Bon ben voilà, c'est pas de la physique nucléaire qu'on va me proposer donc a priori je suis capable de le faire", et puis si je ne l'ai jamais fait, et ben je vais peut-être galérer la première fois mais après je vais apprendre. J'avais hyper envie d'essayer des choses en fait, j'ai jamais eu peur de ça.
[Marina] Et l'écriture du coup ça a été ton fil conducteur si je comprends bien ?
[Catherine] Oui, ça a été mon fil conducteur parce que même avant, chez Unilever, je faisais du marketing mais j'avais toujours des gens qui venaient me voir en me disant "Ah tiens, j'ai un dossier de presse à écrire, tu ne voudrais pas me l'écrire ?". Donc je savais que j'aimais ça et que j'arrivais vraiment à aider les autres avec ça.
[Marina] Oui, je comprends. Et alors du coup quand tu as décidé d'écrire cet ouvrage, Il n'est jamais trop tard pour éclore, est-ce qu'il a fallu que tu t'autorises ou est-ce que ça a été une démarche complètement fluide et naturelle pour toi ?
[Catherine] Alors non, ça m'a pris très longtemps. Je fantasmais un peu sur l'idée d'écrire un livre. J'avais ce rêve mais je doutais beaucoup, et puis je tournais un peu autour d'un sujet. J'avais pris beaucoup de notes sur mon parcours, mes changements. Dans ma vie personnelle aussi, j'avais connu des hauts et des bas, je m'étais séparée au même moment que la scène de l'escalier d'ailleurs.
[Marina] Ah là, donc ça a été une révolution quasiment.
[Catherine] Voilà, j'ai vraiment tourné une page donc je m'étais posé plein de questions, j'avais commencé à lire des choses, à être un peu dans le développement personnel, à aller voir un thérapeute et cetera. Je sentais que j'avais envie d'écrire mais je ne savais pas exactement l'angle. Et en fait, à un moment où j'étais un peu au fond du trou, je vais voir cette femme et elle me voit arriver, elle me dit : "Ah, je vous arrête tout de suite Catherine, vous êtes une late bloomer. Tout va vous arriver plus tard dans la vie : 40 ans, 50 ans, 60 ans, 70 ans". Elle était franco-américaine. Elle m'a lâché ce terme que je connaissais par ma mère mais je n'avais jamais fait le rapport avec moi. En sortant de ce rendez-vous, ma vie s'est subitement éclairée. Je me suis dit : "Ah mais c'est pas grave, c'est normal en fait. J'ai le temps". Et puis surtout je me suis dit : "Ah mais en fait, c'est ça mon sujet".
[Marina] Du coup Catherine, qu'est-ce que c'est qu'un late bloomer ? Est-ce que tu peux nous expliquer la notion ?
[Catherine] Oui. Alors en fait en anglais c'est une expression à la base plutôt botanique parce que ça décrit les plantes qui fleurissent plus tard dans la saison parce que late ça veut dire tard et bloom ça veut dire éclore. Dans les pays anglo-saxons, c'est une expression très banale, courante, utilisée pour décrire tout un tas de gens qui font les choses plus tard : un enfant qui marche plus tard que la norme, quelqu'un qui se marie sur le tard, qui trouve sa voix plus tard. Il n'y a pas un âge associé à ça. Mais en France, cette notion n'existait pas, il n'y avait pas de traduction. On a plutôt tendance à penser qu'on est "en retard", un peu à la traîne.
[Marina] C'est vrai. Ce décalage culturel est fascinant parce qu'en France, on a des normes sociales assez présentes. On doit choisir très tôt quand on est à l'école.
[Catherine] Tout à fait. À 14 ou 15 ans on ne sait pas ce qu'on veut faire dans la vie. Et en France c'est vrai que si on fait des études d'histoire, c'est compliqué après d'aller bosser dans une boîte de business. On est quand même assez cloisonné, il y a des parcours tracés et quand on n'est pas dans cette norme-là, ce n'est pas facile. On n'a pas de repère, il faut créer soi-même ses repères.
[Marina] Bien sûr. Et moi, c'est ce que j'ai particulièrement aimé dans ton livre parce qu'il interroge finalement notre positionnement face à la norme et aussi son influence dans nos choix de vie. Il faudrait avoir des enfants avant tel âge, s'être réalisé avant tel âge... finalement, que d'injonctions sociétales on nous met dans la tête.
[Catherine] Ouais, c'est vrai. Et je trouve ça super chouette quand le voile se lève et qu'on se rend compte que finalement ce n'est pas grave si on fait différemment. On peut tout à fait tisser son propre chemin. Après, je ne dis pas que c'est facile hein parce que je l'ai vraiment vécu, par moment on n'a pas toutes les portes ouvertes devant nous.
[Marina] Ce qui est très dur dans tout ça, c'est le regard des autres aussi parce qu'on peut avoir la sensation d'être jugé parce qu'on ne fait pas les choses comme l'exige la société. Donc moi, j'ai aussi pris ton livre comme une autorisation à défier les règles du temps et de la société finalement.
[Catherine] Ah, ça me fait plaisir. C'est vrai, parce que ce parcours que j'ai vécu, c'était un parcours pour m'autoriser à explorer, à ne pas trouver parfaitement la voix tout de suite. Aujourd'hui, je suis "plume", demain je ne sais pas du tout si je le serai encore. Et maintenant, je l'ai intégré, ce n'est plus un sujet en fait pour moi.
[Marina] C'est génial de s'autoriser. C'est une vraie souplesse intellectuelle et psychologique. La question de l'autorisation est fondamentale parce que certaines personnes s'autojugent ou rencontrent une certaine culpabilité à quitter un poste ou changer de voie. C'est un peu une hymne à la liberté tout ça.
[Catherine] Ouais, tout à fait. Il faut que soi-même on soit persuadé qu'on a cette autorisation et cette capacité parce qu'après, il va falloir convaincre les autres : un banquier pour un projet, un employeur pour une reconversion. Il faut embrasser cette liberté dans sa tête pour aller convaincre les autres. Cette phase de prise de conscience est hyper importante.
[Marina] Elle est fondamentale. Et une fois qu'on est aligné, la force de persuasion est décuplée. Je crois que les recruteurs aujourd'hui commencent à avoir l'habitude des parcours non linéaires. La reconversion a le vent en poupe. Moi, quand j'étais enseignant-chercheur en droit, je voyais déjà des étudiants de 23 ans qui s'autorisaient à bifurquer, ce qui n'existait pas à mon époque.
[Catherine] Hm hm. J'ai la même impression. Le travail de notre génération déblaie un peu pour eux. Tout change tellement vite que ça n'a pas de sens de choisir ce qu'on veut être à 15 ans parce qu'en fait 5 ans après, tout aura changé. Ils sont obligés d'être très réactifs et créatifs.
[Marina] Et alors Catherine, je voulais aussi parler des proches quand on emprunte des chemins de traverse. Tu disais que ton entourage te regardait avec incrédulité et appréhension. Tu disais même : "Ça fait longtemps que j'ai déçu ce que je devais décevoir".
[Catherine] Oui, ben je pense qu'on a tous une liste de gens qu'on va décevoir dans la vie et on est probablement sur la liste d'autres gens. Les autres ne comprennent pas toujours notre différence. Les gens réagissent beaucoup par un jeu de miroir par rapport à eux-mêmes. Ça peut leur faire peur parce qu'en miroir ils se demandent s'ils doivent bouger aussi.
[Marina] Exactement, on les renvoie à leurs propres angoisses. Et la crainte familiale est un peu différente, c'est souvent une "crainte-amour" de nous voir nous planter.
[Catherine] Oui, mes parents avaient peur pour moi parce que j'ai démissionné sans rien derrière, de façon impulsive. J'étais l'aînée, j'avais fait de grandes études, et ils se disaient qu'en quittant cette voie royale j'allais tout gâcher. Ma mère est américaine donc elle a eu une certaine souplesse, mais pour mon père, qui a fait toute sa carrière dans le même groupe, c'était plus compliqué à comprendre. Mais finalement j'ai écrit mon bouquin, ils étaient super fiers. Il faut accepter que leurs émotions leur appartiennent. À l'inverse, il y a des gens ultra enthousiastes qui sont des moteurs positifs. J'ai envie d'être dans le camp des enthousiastes.
[Marina] Pour finir Catherine, est-ce que tu aurais un conseil à donner à quelqu'un qui a l'impression de fanner avant même d'avoir fleuri ?
[Catherine] Oui, je dirais qu'il est important de regarder la vie comme une série de cycles. On n'est pas dans un cycle de vie de produit avec croissance, maturité, déclin et c'est terminé à 45 ans. En fait, il y a des départs, des fins, des renouveaux, des deuils, des baisses d'énergie, des regains. Quand on voit la vie comme ça, c'est beaucoup plus simple parce qu'on accepte les moments où on a besoin de se poser, comme si on était en hiver. Pensez à tous les gens qui explosent plus tard dans leur vie. Ça motive.
[Marina] Merci beaucoup Catherine. Je vais terminer en citant une chanson de Frank Sinatra que tu as toi-même citée : "J'ai vécu ma vie pleinement, j'ai parcouru toutes les routes et surtout, même plus que tout, j'ai tracé mon propre chemin".
[Catherine] J'adore.
[Marina] À méditer. Merci beaucoup Catherine. À très bientôt. L'épisode est terminé. J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à le partager et à nous soutenir sur les réseaux. À très bientôt et surtout prenez soin de vous.