
Reconversion entrepreneuriale : pourquoi opter pour la franchise ?
Ils étaient 848 000 à créer leur entreprise en 2021, c’est énorme ! L'entrepreneuriat , notamment post reconversion, a clairement le vent en poupe. Parmi tous ces entrepreneurs, certains avaient déjà une idée de projet au moment de se lancer. D’autres non.
Lorsque l’on n’a pas d’idée mais que l’on ne souhaite pas ou plus être salarié ni entreprendre ex nihilo (à partir de rien), il peut être intéressant de s’adosser à une structure préexistante et d'opter pour un modèle économique "clé en main". C'est le cas avec la franchise : l’enseigne est là, le savoir-faire et la renommée aussi.
Mais bizarrement, la franchise est méconnue du grand public. Elle représente pourtant 76% des reconversions d’anciens salariés !
Pour y voir plus clair et vous faire découvrir les avantages et les inconvénients de cette forme d’entrepreneuriat, j’ai le plaisir de recevoir Corinne Giquel, dirigeante de Reconversion en franchise.
Dans cet épisode nous parlons notamment carrière, projet de vie, projet pro, reconversion entrepreneuriale, choix de secteur, entrepreneuriat féminin et audace !
Bonne écoute !
Marina
[Marina] Bonjour à tous, ici Marina Bourgeois, fondatrice de Oser Rêver sa Carrière. Je suis ravie de vous accueillir pour ce nouvel épisode. Comme vous le savez, le podcast Oser Rêver sa Carrière, ce sont notamment des interviews d'hommes et de femmes au parcours de vie inspirant et qui je l'espère vous plairont et vous aideront dans vos questionnements de vie et de carrière. Très bonne écoute.
[Marina] L'entrepreneuriat a le vent en poupe depuis plusieurs années. En 2021, ils étaient 848 000 à créer leur entreprise et c'est énorme. Entre les reconversions subies dans les secteurs sinistrés par la crise COVID et les reconversion choisies par les personnes en quête de sens et de mieux-être, l'entrepreneuriat a été boosté par le phénomène massif et plus global de reconversion.
[Marina] Les créateurs et créatrices n'ont jamais été aussi nombreux et nombreuses parmi tous ces entrepreneurs. Certains avaient déjà une idée en tête, un projet au moment de se lancer et d'autres non. Et justement, lorsque l'on n'a pas d'idée mais que l'on ne souhaite pas ou plus être salarié ni entreprendre ex nihilo, c'est-à-dire à partir de rien, il peut être intéressant de s'adosser à une structure préexistante comme par exemple une franchise.
[Marina] Et oui, avec la franchise, le mode économique existe déjà. L'enseigne est là, tout comme la renommée, on ne part pas de rien. L'entrepreneuriat en franchise est effectivement une super solution pour qui veut entreprendre sans avoir d'idées ou qui veut entreprendre en minimisant les risques ou en n'étant pas tout seul. Mais bizarrement, la franchise est méconnue du grand public. Elle représente pourtant 76 % des reconversions d'anciens salariés. Pour y voir plus clair et pour partager les avantages et inconvénients de cette forme d'entrepreneuriat, j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui à mon micro Corinne Gicquel, dirigeante de Reconversion en Franchise, plateforme dédiée à l'entrepreneuriat des femmes mais pas que. Bonjour Corinne, ravie de t'avoir à mon micro aujourd'hui.
[Corinne] Bonjour Marina.
[Marina] Je te laisse te présenter Corinne et après on va rentrer dans le vif du sujet.
[Corinne] Alors je suis Corinne Gicquel, je suis la fondatrice de la plateforme reconversionenfranchise.com, une plateforme dédiée aux femmes qui souhaitent entreprendre et pourquoi pas en franchise.
[Marina] Alors justement Corinne, une franchise, qu'est-ce que c'est ? J'ai envie qu'on rentre directement de façon très pratique et concrète dans la notion de franchise. Est-ce que tu peux expliquer à nos auditeurs et nos auditrices de quoi il s'agit exactement ?
[Corinne] Une franchise est un modèle économique qui permet à un entrepreneur qui n'a pas d'idée, qui ne souhaite pas se lancer seul ou qui a peur d'y aller de s'appuyer sur un modèle donc économique d'un franchiseur qui a développé un concept, qui l'a rodé, qui a prouvé sa rentabilité et qui offre ce franchiseur la possibilité à cet entrepreneur qu'on va appeler le franchisé de créer sa boîte en local, de dupliquer son concept et de l'aider à se lancer beaucoup plus vite et gagner du temps.
[Marina] Et c'est vrai que tu sais, on se l'est déjà dit toutes les deux, la franchise bizarrement dans notre métier de consultant en reconversion, de consultant d'évolution de carrière et cetera, on en parlait très peu. Et puis alors on en parle de plus en plus, mais c'est beaucoup grâce à toi parce que tu as clairement dépoussiéré la notion.
[Marina] Mais c'est vrai qu'il y avait quand même je pense une vision un peu poussive de la franchise. C'est un modèle qu'on connaît pas bien et que nous-mêmes accompagnants à la reconversion, on ne poussait pas forcément auprès de nos aspirants au changement de carrière. Et pourtant, combien optent pour l'entrepreneuriat une fois qu'ils ont fait un bilan de carrière, un bilan de compétence ou un outplacement, il y en a énormément qui se dirigent vers l'entrepreneuriat.
[Marina] Et du coup, je me demandais toi, quel est ton regard sur ça ? Sur le fait que finalement c'est un modèle qui jusqu'à présent a été peu mis en avant ?
[Corinne] Non, d'autres le mettent en avant. Alors, il faut savoir que 72 % quand même d'anciens salariés sont allés entreprendre en franchise, ce que je trouve énorme.
[Corinne] C'est tellement en fin de compte la franchise, c'est vraiment partir d'un modèle existant.
[Marina] Oui.
[Corinne] Donc c'est minimiser les risques. Alors il y a eu, c'est vrai, une période des préjugés sur la franchise, on dit tiens, je crée ma boîte en payant, je crée mon activité ou mon travail en donnant des redevances.
[Corinne] Mais c'est pas ça la franchise et puis il faut pas mettre tout le monde dans le même panier. La franchise, elle repose sur des franchiseurs qui ont des modèles économiques différents, mais il y a une trame commune, il y a des fondamentaux : c'est d'apporter une marque, d'apporter un savoir-faire et d'apporter surtout une assistance.
[Corinne] Et l'assistance, elle est énorme. Elle part d'un point A qui est le business plan, l'étude de marché jusqu'à la fin. Et ce que les gens oublient, c'est que quand on crée une activité en franchise, on crée un patrimoine et ce patrimoine, il se revend.
[Corinne] Et au lieu d'aller chercher un repreneur seul, et ben le franchiseur est à vos côtés puisque lui son but c'est si vous partez, c'est de mettre quelqu'un d'autre à votre place.
[Marina] Ouais.
[Corinne] Et donc les personnes, elles ne partent pas obligatoirement parce que ça ne marche pas, elles partent aussi parce qu'elles en ont marre, parce que c'est la retraite et cetera.
[Corinne] Donc je trouve que moi la franchise est un super moyen pour entreprendre. Et à l'heure de la COVID et la crise sanitaire, les franchiseurs ont su démontrer leur agilité et la force d'accompagner leur réseau. Je crois que 85 % des franchisés considèrent qu'ils ont bien été accompagnés pendant cette crise.
[Corinne] Et les franchiseurs étaient vraiment à leur côté car quand vous êtes entrepreneur par exemple dans les services à la personne qu'on a vécu entre les masques, les histoires de Covid et puis la réglementation, quand on est tout seul c'est compliqué quoi.
[Marina] Bien sûr et puis comme on le disait tout à l'heure encore faut-il avoir une idée aussi quand on est tout seul. Combien de personnes nous on a qui étaient salariés ou alors dans des professions libérales et qui se disent je ne veux plus être dans cette profession libérale ou je ne veux plus être salariée. J'ai envie d'être libre, d'avoir une forme de liberté et de créer quelque chose mais j'ai pas l'idée.
[Marina] Et là du coup c'est vrai que soit nous on arrive avec eux à faire émerger une idée viable économiquement, soit s'insérer dans un réseau préexistant est extrêmement utile, c'est une sorte de clé en main.
[Corinne] Alors les femmes que j'accompagne vont chercher une solution clé en main. Moi, j'entends souvent dans mes coachings : « J'ai passé 20 ans de ma vie à être dans les boulons, je ne sais rien faire d'autre que ça ».
[Marina] Oui.
[Corinne] Donc il y a cette projection de ne pas connaître les secteurs d'activité. Moi ça m'arrive où les gens me disent « Oh ben, je vais être dans un commerce » parce qu'ils n'ont pas d'idée. Mais la franchise, il faut savoir c'est plus de 2600 réseaux. C'est énorme.
[Corinne] Avec tous des niveaux de maturité différents. Il y a des jeunes réseaux, des réseaux plus matures, des accompagnements différents, mais il y a quand même une base : d'abord choisir son métier, c'est un conseil, et après choisir le franchiseur et pas n'importe comment.
[Corinne] C'est super important de se dire je vais peut-être aller vers une enseigne qui va m'épauler pour apprendre un nouveau métier, quel que soit mon âge, quels que soient mes diplômes.
[Marina] Oui.
[Corinne] Alors, il est vrai que si on va dans l'esthétique ou la coiffure, on va peut-être devoir embaucher une personne diplômée, mais c'est quoi un franchisé en fin de compte ? C'est un responsable d'un centre de profit.
[Marina] Oui.
[Corinne] Si vous allez chez Midas ou McDonald's, le manager vend et il est responsable d'une équipe. C'est faire du chiffre d'affaires en s'appuyant sur un métier qu'on va nous apprendre.
[Marina] Ouais.
[Corinne] C'est un peu résumé mais on oublie que la franchise est dans des métiers de service et pas obligatoirement le commerce.
[Marina] Alors là, tu soulèves un point important, Corinne, parce que c'est vrai que c'est une image souvent associée à la franchise : le commerce de proximité. Or il y a énormément de réseaux qui proposent des services. On n'est pas nécessairement dans le commerce pur et dur.
[Corinne] Exactement. Je me souviens d'un indépendant passé en franchise dans le coaching professionnel. Il m'a dit : « J'en ai marre d'être seul, j'ai besoin de me confronter à mes idées, d'élargir mon portefeuille client ».
[Marina] Oui.
[Corinne] La franchise permet d'avoir un support énorme derrière, parfois 40 personnes en tête de réseau. On en retrouve dans l'intérim, la logistique, les ressources humaines, l'emballage d'expédition. Il n'y a pas que du commerce.
[Marina] C'est très rassurant pour un porteur de projet car il arrive avec ses compétences et sa motivation, mais il va être formé sous l'égide de l'enseigne et intégrer un réseau soutenant.
[Corinne] Exactement. Donc quand on veut se réinventer, la franchise permet cette accès à une formation initiale qui est obligatoire, complétée de formation continue. Cela permet hier d'être comptable et demain d'être directrice d'une agence de service à la personne ou de passer d'agent immobilier à directeur d'un magasin de sport.
[Marina] Ouais. Et alors du coup je fais une passerelle avec notre métier de la reconversion. J'invite les gens qui ont envie d'entreprendre sans idée précise à aller voir les franchises dans les secteurs qui leur plaisent. On peut entreprendre sans partir de rien en allant vers un secteur qui nous plaît vraiment.
[Marina] Pour prendre un cas pratique : imagine je décide d'intégrer une franchise. Concrètement, comment je fais ? Je suis salarié ou au chômage, comment je fais les premiers pas ?
[Corinne] Déjà Marina je te renvoie vers ton métier : choisir son métier est capital.
[Marina] Mais bien sûr.
[Corinne] On choisit son métier en fonction de ses envies pour avoir la niaque le lundi matin. Une fois sûr de son métier, on regarde quelle enseigne est en face. Par exemple dans la décoration, il y a une multitude de métiers : cuisiniste à domicile, décoration d'intérieur, habillage de fenêtre.
[Corinne] Une fois qu'on a décidé, on se dit tiens, comment je vais faire ? Alors sur mon site Reconversion en Franchise, j'ai des enseignes qu'on peut consulter. Il existe aussi des portails spécialisés, une sorte d'annuaire où par secteur d'activité, on a les enseignes et il faut entrer en contact avec elles.
[Corinne] En général, on a affaire à un développeur de réseau. Il présente le réseau et demande un profil. Ce qu'il faut savoir c'est qu'un franchiseur peut refuser une candidature car il faut une adéquation entre le franchisé et l'enseigne.
[Marina] Oui.
[Corinne] Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas oublier que d'un côté c'est l'affaire de deux chefs d'entreprise. Un franchisé est un indépendant qui accède au savoir-faire d'un autre pendant 5 à 7 ans. Il faut que les valeurs et les compétences matchent.
[Marina] Et lors de cette rencontre, est-ce un rapport employeur-employé ou un autre type de lien ?
[Corinne] L'entretien part d'un dossier de candidature où le candidat expose ses motivations et ses ressources. Question piège : si on a un esprit hyper indépendant, il ne faut pas aller en franchise.
[Corinne] La franchise est un réseau, un collectif, une équipe de franchisés en contact. Si on n'est pas dans une démarche collégiale et si on n'a pas l'esprit réseau, il ne faut pas y aller.
[Marina] Ouais. C'est pareil si on est hyper créatif et qu'on veut tout réinventer tous les quatre matins, il ne faut pas aller en franchise. Moi, je pourrais pas.
[Corinne] Toi, c'est sûr que non ! Tel que je te connais.
[Corinne] Il faut être indépendant mais avoir l'esprit réseau, aller sur le terrain et prendre des risques. Le franchiseur peut refuser un dossier tout comme le franchisé peut se dire que le mode de gouvernance ne lui convient pas.
[Marina] Oui.
[Corinne] Du coup on peut aller voir dans le même secteur une autre enseigne. L'autre conseil que je donne, c'est d'aller voir les avis et de se renseigner auprès de franchisés qu'on a envie de voir, pas seulement ceux indiqués. Il faut mener sa propre étude.
[Corinne] J'ai fait un audit auprès de femmes franchisées et certaines disent : « J'aurais dû suivre les conseils du franchiseur, j'aurais été plus vite ». Il faut faire confiance à celui qui a modélisé le concept. Il faut respecter la marque et avoir une loyauté. C'est un vrai questionnement et peut-être une période d'immersion.
[Marina] Bien sûr. Alors là, tu prêches une convaincue parce qu'on peut se dire que c'est la mode d'aller dans les services à la personne, mais est-on capable de manager des aides aux personnes âgées dans des situations difficiles ? Rejoindre un réseau est formidable si on a fait son propre audit avant.
[Marina] La connaissance de soi est un critère préalable pour se lancer dans l'aventure de l'intégration d'un réseau de franchise.
[Corinne] Voilà. Et imaginez que tout va bien, vous intégrez le réseau. Après, il y a un animateur de réseau qui vous aide pour l'ouverture et l'animation du point de vente. Quand on devient franchisé, on peut devenir multi-franchisé. Quand le chiffre d'affaires atteint un plafond, on peut créer un deuxième point de vente.
[Marina] Ouais.
[Corinne] En général, le franchiseur se doit de vous donner la priorité sur une zone à proximité de votre commerce.
[Marina] D'accord. Je ne savais pas ça.
[Corinne] On peut avoir plusieurs points de vente dans la même enseigne ou être pluri-franchisé et aller chercher une activité différente dans un autre secteur.
[Marina] Est-ce qu'il y a une mise de départ ou un ticket d'entrée ?
[Corinne] Le franchiseur met à disposition un savoir-faire, des outils et des centrales d'achat, et cela a un coût : le droit d'entrée à la marque. L'apport personnel dépend du secteur. Dans la restauration, il sera plus important que dans les services sans bureau.
[Marina] Oui.
[Corinne] On peut partir sur un budget vers 15 000 euros mais cela peut monter à 60 000 euros d'apport personnel. Celui-ci peut venir de son argent, de "love money" ou d'aides régionales.
[Marina] Ça c'est bon à savoir aussi.
[Corinne] Et puis les banques font le relais. La franchise les rassure beaucoup.
[Marina] Ah ben j'allais y venir car pour un banquier, intégrer un modèle préexistant est rassurant.
[Corinne] Ah bah c'est super rassurant. Les grandes banques françaises ont des pôles franchises. C'est plus facile d'avoir un emprunt. Ceci étant dit, ce qui compte c'est l'échange avec le conseiller car vous restez l'entrepreneur. Il faut un discours qui convainque que vous êtes la bonne personne.
[Marina] L'importance de travailler son pitch, Corinne ! Et après le ticket d'entrée, il y a une redevance au profit du franchiseur en contrepartie de l'assistance ?
[Corinne] Tu ne te trompes pas. En général il y a cette redevance. Ce n'est pas « payer pour travailler » mais une contribution. Pendant la crise, ils ont réinventé les modes de commercialisation comme la visio. Cette redevance est une contribution car l'entrepreneur seul doit tout créer. Là, il est slasheur, il est multi-casquette.
[Marina] Je confirme ! Et l'entrepreneuriat en franchise est-il plus utilisé par les hommes ou les femmes ?
[Corinne] Les femmes sont malheureusement moins présentes en général, mais de plus en plus s'intéressent à la franchise car elles sont 9 sur 10 à vouloir entreprendre en étant accompagnées. La franchise offre cet appui qui rassure contre la peur de l'isolement ou du doute. Les femmes franchisées disent : « Je suis dans une grande famille ».
[Marina] Ah, c'est chouette ça.
[Corinne] On a 43 % de femmes de moins de 35 ans qui sont franchisées. Elles sont fidèles à leur réseau car elles retrouvent une écoute et une considération qu'elles n'avaient pas en tant que salariées. Elles sont fidèles à 85 %.
[Marina] C'est un modèle très intéressant. Corinne, tu lances l'événement du 8 mars au 8 avril : « 30 jours, je dis oui à la franchise », dédié à l'entrepreneuriat féminin avec un concours pour aider les candidates.
[Corinne] Il s'agit d'un concours intitulé « un métier, une enseigne » pour donner un coup de pouce. Il y aura 10 finalistes et trois lauréates. Tout sera gratuit avec des web conférences sur le pitch ou l'étude de marché. On sera au salon de la franchise et je finirai en région à Aix-en-Provence le 1er avril.
[Marina] Super. Est-ce qu'il existe des speed dating entre franchiseurs et franchisés ?
[Corinne] Tu me tends une perche ! Le 25 mars j'ai prévu un networking ou speed dating où les candidates pourront poser en direct des questions aux franchiseurs. C'est du networking pour se rencontrer malgré le Covid.
[Marina] Merci 1000 fois Corinne. L'épisode est terminé. J'espère que cette interview vous a plu. À très bientôt et surtout prenez soin de vous.