
Quitter un poste socialement prestigieux… pas simple.
Entre la crainte du jugement des autres-la famille, les collègues, le « milieu » (voire la « corporation » dans certains cas)-et le deuil d’un certain statut social, d’une rémunération confortable, de responsabilités importantes… il n’est pas rare de se laisser démotiver.
Résultats :
C’est particulièrement compliqué lorsque le métier en question a nécessité de longues études et/ou qu’il revêt — dans l’esprit collectif — une certaine noblesse. C’est le cas de certains de nos accompagnés avocats, cadres, médecins, architectes, etc qui se retrouvent parfois paralysés par la peur de perdre une « belle étiquette »
S’affranchir du socialement bien perçu ou se départir d’une lignée familiale au sein de laquelle le métier se transmet sans même que l’on s’en rende compte, réclame beaucoup de courage, une grande détermination et beaucoup d’auto-protection pendant le processus d’introspection et de transition.
Cela passe notamment par la rétention de certaines informations durant cette phase, pour s’éviter les petites phrases parfois maladroites ou moqueuses du type :
« Tu n’as pas fait toutes ces études pour rien » ;
« Tu gagneras une misère » ;
« Exit les beaux quartiers et les week-ends », etc.
Savoir se protéger des « autres », ne serait-ce que provisoirement, pour se recentrer et s’assurer de faire le bon choix est important lorsque l’on envisage un changement de v(o)ie.
C’est s’assurer de suivre ses envies et non celles d’autrui…
À méditer... 🧘♀️
Bonne écoute !
Marina
[Marina] Chers auditeurs, ici Marina Bourgeois, dirigeante du cabinet Oser Rêver sa Carrière. Comme vous le savez, le podcast Cheminement, ce sont des interviews pour vous inspirer et des capsules pratiques pour vous permettre d'avancer sur des thèmes qui nous sont chers au cabinet et qui vous concernent : la carrière, ses transitions et ses accidents, le changement de vie, la souffrance au travail, l'épuisement professionnel, l'entrepreneuriat, le rebond et tout un tas d'autres sujets encore. Vous pourrez retrouver l'ensemble des références citées dans cette nouvelle capsule sur nos réseaux sociaux Facebook, LinkedIn, Instagram et TikTok. J'espère que cette capsule sera pour vous apprenante et aidante. Bonne écoute. Bonjour à toutes et bonjour à tous. Aujourd'hui, on va évoquer ensemble une situation que l'on rencontre fréquemment au cabinet, à savoir le fait de quitter un poste qui est socialement prestigieux, parce que ce n'est pas simple.
[Marina] Ce n'est pas simple de lâcher un tel poste, ce n'est pas simple de sortir d'une étiquette sociale qui "fait bien", d'une étiquette sociale qui est plutôt "classe" sur le papier, qui est prestigieuse, et cetera. Dans cette situation bien précise, entre la crainte du jugement des autres — que ce soit la famille, les collègues, le milieu, voire même la corporation dans certains cas — et le deuil d'un certain statut social, d'une rémunération confortable, de responsabilités importantes, il n'est pas rare de se laisser démotiver alors même qu'on a une envie de changement. Résultat, on laisse les aspects confortables prendre le dessus sur l'inconfort et le regard des autres sur nos propres désirs. Le poids social prend alors le pas sur la volonté individuelle. On prend peur et on s'enlise dans une situation professionnelle que l'on vit pourtant mal ou qui ne nous correspond plus. Et puis, on s'oublie en prenant le risque de vivre à contre-courant de soi-même.
[Marina] On est en sur-effort et en sur-adaptation en permanence et c'est particulièrement compliqué. Ça, on le voit au quotidien lorsque le métier en question a nécessité de longues études ou qu'il revêt dans l'esprit collectif une certaine "noblesse". C'est le cas par exemple de certains de nos accompagnés qui sont avocats, cadres, médecins, architectes, et cetera, et qui se retrouvent parfois paralysés par la peur de perdre justement une belle étiquette. Alors s'affranchir du "socialement bien perçu" ou se départir d'une lignée familiale au sein de laquelle le métier se transmet sans même que l'on s'en rende compte, ça réclame beaucoup, beaucoup de courage, une grande détermination et évidemment beaucoup d'autoprotection pendant le processus d'introspection et de transition.
[Marina] Cela passe notamment par la rétention de certaines informations durant la phase où on s'interroge pour éviter les petites phrases parfois maladroites ou moqueuses du type : « Ah mais c'est bon, tu n'as pas fait toutes ces études pour rien ? » ou « Tu ne vas quand même pas lâcher ton métier alors que tu as fait sept ans d'études ! ». Ou encore : « Tu gagneras une misère, tu te rends compte ? Tu vas perdre ton statut social, tu vas perdre en confort de vie, adieu les beaux quartiers, les week-ends et les vacances vraiment sympas ». Donc c'est important de savoir se protéger des autres, ne serait-ce que provisoirement, pour se recentrer et s'assurer aussi de faire le bon choix quand on envisage un tel changement de voie et que l'on a un métier qui est socialement prestigieux.
[Marina] C'est extrêmement important parce qu'il y a une pression supplémentaire qui s'ajoute pour ces personnes-là : c'est la pression du regard des autres, une fois encore du milieu social, des parents, parfois des collègues, des amis plus largement. Savoir s'affranchir de cette étiquette — l'étiquette qui fait bien sur le papier mais qui pour autant ne nous rend pas forcément heureux ou heureuse — c'est capital. Ça prend du temps, ça demande de l'introspection, ça demande d'être sûr de soi et de faire un travail sur soi, mais c'est au prix d'être mieux dans ses baskets. Et ça, l'étiquette ne vous l'apportera pas forcément. L'essentiel, c'est d'être aligné. Si vous êtes aligné entre votre étiquette et votre ressenti, c'est génial. En revanche, si vous hésitez à partir d'un poste parce qu'il y a une super rémunération ou parce que socialement ça "fait bien", alors même que vous n'êtes plus satisfait par votre job, là il y a une contradiction. Cette ambivalence, on la vit comme une contradiction avec soi-même, ça tiraille de l'intérieur.
[Marina] Pour vous éviter de rester dans le paradoxe et la contradiction permanente, faites un travail sur vous de façon à vous affranchir justement des croyances des autres, des injonctions des autres, des peurs des autres et de la pression qu'ils peuvent vous mettre sans même parfois s'en rendre compte. En tous les cas, écoutez-vous et affranchissez-vous. Alors ça, vous pouvez le faire de plein de façons : via un coaching de carrière, via un bilan, via un outplacement, et cetera. Mais cherchez l'alignement peu importe l'étiquette. Ce qui compte le plus, c'est le contenu de votre métier et surtout votre ressenti en vous levant le matin lorsque vous allez au boulot. Rien n'est plus important que cela car c'est ce ressenti-là qui permet de savoir si on est bien ou non dans notre job. Voilà, c'est fini comme le dit la chanson. J'espère que vous vous sortez enrichi de cette capsule. Si vous êtes actuellement en questionnement (bilan de carrière, de compétences, outplacement, épuisement professionnel, reprise de poste, recherche d'emploi), n'hésitez pas à nous contacter. Nous accompagnons tous les jours des femmes et des hommes ressentant le besoin de faire bouger les lignes de leur vie. Profitez-en pour mettre des petites étoiles si le format vous a plu sur Apple Podcast, Deezer ou Spotify. Merci de votre écoute, de votre soutien et à très vite pour une nouvelle thématique. Salut !