
Lorsque l’on passe ses journées de travail à contre-courant de soi-même, le risque d’épuisement n’est hélas pas loin…
Fonctionner à contre-courant de soi-même entraîne en effet un mécanisme de sur-adaptation particulièrement énergivore et délétère. Il y a alors danger. Nous vous en parlons aujourd'hui dans cette nouvelle capsule.
Bonne écoute !
[Marina Bourgeois] Chers auditeurs, ici Marina Bourgeois, dirigeante du cabinet Oser Rêver sa Carrière. Comme vous le savez, le podcast Cheminement propose des interviews pour vous inspirer, mais aussi des capsules pratiques pour vous permettre d'avancer sur des thèmes qui nous sont chers et qui vous concernent : la carrière, ses transitions, la souffrance au travail, l'épuisement professionnel ou encore l'entrepreneuriat. Vous pouvez retrouver l'ensemble de nos références sur nos réseaux sociaux habituels. Aujourd'hui, nous abordons un thème que nous traitons très fréquemment avec nos accompagnés : la suradaptation.
[Marina Bourgeois] La suradaptation survient lorsque l'on passe ses journées professionnelles à fonctionner à contre-courant de soi-même. Être en contresens professionnel permanent déclenche un mécanisme particulièrement énergivore et délétère pour l'individu. C'est un état où l'on déploie un surffort constant pour s'ajuster à un environnement qui ne nous correspond plus, ce qui place la personne dans une zone de danger immédiat pour sa santé mentale et physique.
[Marina Bourgeois] En pratique, ces situations sont nombreuses. La suradaptation s'installe souvent face à des contextes compliqués ou des valeurs piétinées auxquelles nous n'adhérons plus. Cela peut être dû à un désaccord profond avec la politique de l'entreprise, à une absence totale de reconnaissance, ou encore à un ennui permanent, comme dans les cas de placardisation. On retrouve également ce phénomène dans les professions exigeant un rythme sacerdotal, où les limites personnelles sont sans cesse repoussées.
[Marina Bourgeois] Le véritable problème réside dans la durée. Lorsque ces situations s'installent, un phénomène de compensation pernicieux se met en place. Le mental finit par s'habituer à une situation avec laquelle il est pourtant en désaccord profond. On puise alors dans ses ressources vitales, parfois de manière totalement inconsciente, pour tenir coûte que coûte et répondre aux exigences extérieures au détriment de ses besoins propres.
[Marina Bourgeois] Heureusement, ou malheureusement, le corps finit par nous alerter. Il se met à somatiser pour signaler cette contradiction interne insupportable. Si l'on continue de tirer sur la corde sans écouter ces signaux, on arrive inévitablement au point de rupture : la décompensation. C'est le moment de l'effondrement physique ou psychique où il devient impossible de se mentir à soi-même. On est alors obligé de se regarder dans le miroir et de constater que l'on ne peut plus continuer ainsi.
[Marina Bourgeois] Ressentir ce besoin de suradaptation n'est pas anodin. Si vous êtes actuellement en questionnement ou si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes de surffort, n'hésitez pas à nous solliciter pour un bilan de compétences ou un accompagnement sur l'épuisement professionnel. Nous aidons chaque jour des hommes et des femmes à faire bouger les lignes de leur vie pour retrouver un alignement. Profitez-en pour nous soutenir sur Apple Podcast ou Spotify. Prenez soin de vous et à très vite pour une nouvelle thématique. Salut !.