
Etre épuisé, physiquement comme psychiquement, n’est évidemment pas propice pour avoir un moral d’acier et attendre les fêtes avec impatience. Or, pendant les fêtes de fin d’année, on célèbre, on fête.
“Que fêter ?”, “Quoi célébrer compte tenu de mon état ?” peut légitimement se demander la victime de burn-out.
Se sentir à contre-courant alors que tout le monde s’apprête à fêter la vie est particulièrement compliqué lorsque l’on se sent au plus bas. Cela peut même être effroyablement culpabilisant. On en parle dans cette nouvelle capsule.
Bonne écoute 🌲☃️
Marina
[Marina] Chers auditeurs, ici Marina Bourgeois, dirigeante du cabinet Oser Rêver sa Carrière. Comme vous le savez, le podcast Cheminement, ce sont des interviews pour vous inspirer et des capsules pratiques pour vous permettre d'avancer sur des thèmes qui nous sont chers au cabinet et qui vous concernent : la carrière, ses transitions et ses accidents, le changement de vie, la souffrance au travail, l'épuisement professionnel, l'entrepreneuriat, le rebond et tout un tas d'autres sujets encore. Vous pourrez retrouver l'ensemble des références citées dans cette nouvelle capsule sur nos réseaux sociaux : Facebook, LinkedIn, Instagram et TikTok. J'espère que cette capsule sera pour vous apprenante et aidante. Bonne écoute.
[Marina] La période des fêtes de fin d'année — Noël, Nouvel An — est très souvent redoutée par les personnes qui sont en grande fatigue professionnelle ou en burnout. Les épuisés appréhendent quasi systématiquement cette période qui normalement est, en principe, joyeuse. Pourquoi ? Bah, d'une part parce qu'ils ne le sont pas, joyeux. Clairement, être épuisé physiquement comme psychiquement, ce n'est évidemment pas propice pour avoir un moral d'acier et attendre les fêtes avec impatience. Or, comme chacun le sait, pendant les fêtes de fin d'année, on célèbre, on profite, on fête.
[Marina] « Mais qu'est-ce que je vais fêter ? Qu'est-ce que je vais célébrer compte tenu de mon état ? », peut légitimement se demander la victime de burnout. Du coup, elle se sent à contre-courant alors que tout le monde s'apprête à fêter la vie, et c'est particulièrement compliqué quand on se sent soi-même au plus bas. Cela peut même être effroyablement culpabilisant. Le décalage, en fait, entre son état et celui de la norme est très dur à gérer et peut renforcer le mal-être. Les boutiques s'illuminent, les rues et les balcons aussi, les enfants sont excités, et l'emploi du temps se densifie : achats, préparation des cadeaux, de la fête, du repas.
[Marina] Songer à comment on va s'habiller ce jour-là, qui on va recevoir ou par qui on sera reçu... Devoir jouer, en gros, la comédie du bonheur, cela peut s'avérer déstabilisant et anxiogène. Faire semblant sur cette période de l'année demande un gros effort d'adaptation et peut être risqué pour une personne qui est déjà hyper fatiguée et qui, en plus, a déjà été dans une forme de suradaptation et de sureffort ces dernières semaines, ces derniers mois, voire ces dernières années.
[Marina] Donc, il convient pour Noël de se préserver, de s'autofreiner et surtout de s'écouter. Vous n'avez pas la forme pour recevoir toute la famille ? Tant pis, ce n'est pas grave. Proposez à un autre membre de la famille de faire ça chez lui ou chez elle. Si ce n'est pas possible et que vous décidez malgré tout de le faire chez vous, mettez la barre moins haut qu'à l'ordinaire. Peu importe que les toasts ne soient pas faits maison ou que la dinde soit surgelée, on s'en fiche. Qu'est-ce qui compte, finalement ? C'est vous et la protection de votre énergie.
[Marina] Noël ne doit absolument pas vous surépuiser. Or, on sait déjà que les vacances de Noël, pour celles et ceux qui en prennent, sont les congés les moins reposants de l'année. Être en bonne compagnie, ça suffit. Peu importe que vous mettiez les petits plats dans les grands ou pas : faites simple, déléguez, que chacun rapporte quelque chose et vous aide à ranger une fois la fête terminée. Il faut réussir à abaisser le seuil de vos exigences ; ce sera un très bon exercice pour vous. C'est un premier pas vers une meilleure écoute de votre rythme naturel et surtout la garantie d'un meilleur équilibre à terme.
[Marina] Et si vous préférez ne rien faire pour ces fêtes, et bien écoutez-vous. Cramer davantage votre capital énergie pour Noël, ça n'a pas de sens. Les gens qui vous veulent du bien le comprendront, tant pis pour les autres. Pensez à vous pour une fois. Vous pouvez également anticiper en en parlant à vos proches, en exprimant que cette période est stressante, voire angoissante ; ils comprendront d'autant mieux votre souhait de rester en retrait. Si vous n'avez absolument pas envie de fêter la nouvelle année parce que vous trouvez que rien ne mérite d'être célébré après des mois "pourris", là encore, ce n'est pas grave, vous vous rattraperez plus tard.
[Marina] L'idée, une fois encore, est de ne pas se mettre en situation de sureffort qui serait trop consommatrice d'énergie. Respectez vos besoins, préservez votre écologie personnelle. Vous pouvez, par contre, en profiter pour poser vos envies en répondant à cette question : « Qu'est-ce que je me souhaite vraiment pour les mois à venir et pour la nouvelle année ? ». Ce peut être une bonne façon de commencer l'année en pensant à vous, car il serait peut-être temps de penser enfin à vous.
[Marina] Voilà, c'est fini, comme le dit la chanson. J'espère que vous sortez enrichi de cette capsule. Si vous êtes actuellement en questionnement (bilan de carrière, de compétences, outplacement, épuisement professionnel, reprise de poste, recherche d'emploi), n'hésitez pas à nous contacter. Nous accompagnons tous les jours des femmes et des hommes ressentant le besoin de faire bouger les lignes de leur vie. Si vous souhaitez que j'aborde des sujets particuliers, faites-le moi savoir sur l'application Apple Podcast ou sur nos réseaux sociaux. Mettez des petites étoiles si le format vous a plu sur Apple Podcast, Deezer ou Spotify. Merci de votre écoute, de votre soutien et à très vite pour une nouvelle thématique. Salut !.