Portrait-robot des personnes les plus exposées au risque de burn-out

Article
Burn-out et souffrance au travail
3 minutes de lecture
Marina Bourgeois
Publié le
July 1, 2026

Introduction

Portrait-robot des personnes les plus exposées au risque de burn-out

Elles s’épuisent et se consument de l’intérieur pour leur métier. Qui sont ces personnes qui se sacrifient (bien souvent sans s’en rendre compte) pour leur travail ?

Portrait-robot

S’il n’existe évidemment pas de portrait-type universel des femmes & des hommes les plus à risque en termes d’épuisement professionnel, de nombreux dénominateurs communs peuvent être identifiés chez celles et ceux qui chutent et se retrouvent contraint(e)s, malgré eux, de devoir s’arrêter après avoir été en surchauffe des mois, des semaines, parfois des années. En s’extrayant des classifications liées à la profession, à l’âge ou encore au métier, des traits de personnalité ou comportements communs permettent à l’observateur de dresser une sorte de portrait-robot :

Ce sont en effet souvent des personnes :

  • Extrêmement rigoureuses (voire perfectionnistes) se contentant rarement de « seulement faire le travail ». Adeptes du travail plus que bien fait, voire parfait, leur investissement confine parfois à un perfectionnisme énergivore. Bons éléments, voire parfois pilier de l’entreprise, du département ou du service, les victimes de burn-out sont des personnes motivées, compétentes et consciencieuses. On dit d’ailleurs souvent du burn-out qu’il est la maladie des « bons » et des enthousiastes qui aiment leur travail. Rien n’est plus vrai !
  • Très endurantes, avec une grande capacité de travail. Elles ne comptent pas leurs heures et sont souvent des « éléments » loyaux et fiables sur lesquels on peut compter et que l’on n’hésite pas à « charger » toujours plus parce qu’elles encaissent en apparence aisément la surcharge ;
  • Qui se sont construites avec une valeur travail extrêmement forte, souvent transmise par héritage familial. Il en résulte une construction identitaire souvent axée sur le travail débouchant sur la centralité de celui-ci dans leur vie (et expliquant que le burn-out les poussent à de réelles et vertigineuses questions existentielles) ;
  • Corollaire de l’élément précédent : elles sont plutôt du style « bon(ne) élève » et ont de ce fait besoin d’être reconnues, voire aimées, par leurs interlocuteurs professionnels. Résultats : peur de dire non, oubli de soi pour plaire à l’autre, crainte de s’opposer et d’imposer des limites qui leur seraient pourtant bénéfiques voire salutaires pour s’éviter le surmenage ;
  • Adeptes du « faire les choses à fond », elles présentent une tendance naturelle au surinvestissement dans tout ce qu’elles entreprennent ;
  • Croyance erronée d’être à l’abri de la chute : sentiment de pouvoir gérer la charge et la pression. Déni des signaux d’alerte jusqu’à ce qu’elles se retrouvent contraintes et forcées à s’arrêter ;
  • Extrêmement loyales, la perspective de s’arrêter ou de quitter le navire leur paraît impossible et engendre un sentiment de culpabilité prenant le dessus sur leur propre santé. A méditer

A méditer si vous vous reconnaissez dans ce portait, que vous soyez une femme… ou un homme :-).

Rédigé par
Marina Bourgeois
Après quinze ans dans le secteur juridique et la chasse de têtes, Marina Bourgeois accompagne depuis maintenant dix ans les femmes et les hommes souhaitant y voir clair dans leur vie professionnelle et/ou traversant une période de surchauffe ou d’épuisement.

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