Il n’est pas toujours nécessaire de quitter son employeur pour redonner du sens et un nouveau souffle à sa carrière. Transiter en interne peut être une option intéressante pour qui se questionne sur son avenir sans pour autant vouloir révolutionner du tout au tout sa vie professionnelle.
Si vous êtes actuellement en pleine réflexion quant au cap à donner à votre carrière, il peut en effet être pertinent, si bien sûr vous êtes (toujours) en phase avec les valeurs et le message de votre entreprise, d’envisager une mobilité en interne. Il s’agit d’une option judicieuse pour faire bouger les lignes de votre vie professionnelle, acquérir de nouvelles compétences et vous réinventer.
En pratique, il existe trois grands types de mobilité :
Elle consiste à évoluer vers davantage de responsabilités : devenir manager, responsable d’un service, d’un département ou d’une business unit, par exemple.
Elle permet de changer de métier tout en restant au sein de la même organisation.
Elle implique un changement de lieu de travail, parfois combiné à une mobilité verticale ou horizontale.
Ces dispositifs restent aujourd’hui peu utilisés.
Selon une étude Hays, la mobilité interne ne représenterait que 5 % des recrutements alors que 60 % des salariés la choisiraient plutôt que de quitter leur entreprise.
Pour les employeurs, il s’agit donc d’un formidable levier de fidélisation. Pour les salariés, c’est l’occasion de retrouver de l’élan sans repartir de zéro.
Lorsqu’un salarié se questionne sur son avenir, son premier réflexe est souvent d’envisager :
Pourtant, de nombreuses entreprises disposent aujourd’hui de véritables politiques de mobilité interne, structurées et accompagnées.
Certaines n’hésitent même plus à faire appel à des prestataires externes afin de favoriser les transitions professionnelles de leurs collaborateurs.
Si la mobilité interne reste encore peu utilisée, c’est souvent en raison de croyances persistantes.
C’est l’une des idées reçues les plus fréquentes dans les grands groupes.
Beaucoup de salariés pensent que leur entreprise privilégie systématiquement les candidatures externes.
Certaines cultures d’entreprise peuvent donner l’impression que changer de poste en interne est mal vu ou découragé.
Cette croyance reste particulièrement présente en France, où les parcours atypiques peinent parfois encore à être valorisés.
Pourtant, les entreprises ont considérablement évolué ces dernières années. Les crises successives ont poussé de nombreuses organisations à repenser leur gestion des talents et à miser davantage sur les mobilités internes.
Que votre entreprise dispose ou non d’une politique RH ambitieuse en matière de mobilité, il est important de ne pas évacuer cette piste sans l’avoir sérieusement étudiée.
Cela demande une certaine dose d’audace.
Pour connaître les opportunités existantes, il est nécessaire d’adopter une posture proactive et d’échanger avec les différents acteurs concernés :
Une mobilité réussie repose souvent sur ce que certains appellent le « triangle de la réussite » : salarié, manager et RH avancent alors dans une logique de co-construction.
Avant d’aborder le sujet avec votre entreprise, il est essentiel de clarifier ce que vous recherchez réellement.
Pourquoi souhaitez-vous évoluer ?
Cherchez-vous :
Clarifier votre « pourquoi » constitue une étape fondamentale.
Tout projet doit également tenir compte des réalités :
L’objectif est de construire un projet réaliste et durable.
Il peut être utile d’identifier :
Un travail de cartographie des compétences permet souvent d’y voir beaucoup plus clair.
Cette réflexion est également l’occasion de vous interroger sur les activités qui vous mettent naturellement en énergie :
L’objectif est d’identifier votre juste place professionnelle avant de vous projeter dans un nouveau poste.
L’un des principaux freins à la mobilité reste la méconnaissance des métiers.
Il est difficile de se projeter dans une fonction dont on ignore le quotidien, les contraintes ou les perspectives.
Pour affiner votre réflexion :
Au-delà des simples échanges, une véritable enquête métier permet de mieux comprendre :
L’objectif est de prendre une décision éclairée, fondée sur la réalité plutôt que sur des projections.
La mobilité interne ne se limite pas à consulter les offres publiées sur l’intranet.
Elle implique également :
Autrement dit, il s’agit d’adopter une posture active d’exploration.
Lorsqu’un questionnement professionnel apparaît, quitter son entreprise n’est pas toujours la seule réponse.
Parfois, le poste ne convient plus, mais l’organisation reste un terrain fertile pour continuer à grandir.
Avant d’envisager une rupture, il peut donc être utile de se poser une question simple :
Et si votre prochaine vie professionnelle se trouvait déjà à quelques bureaux du vôtre ?